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Publié le : 06 Septembre, 2020 - 13:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 2208 Vue(s) Commentaire(s)

Achat des sièges de député à l’APN : l’UCP appelle à la poursuite de toutes les personnes impliquées

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Depuis les dernières révélations de Baha Eddine Tliba sur l’achat des sièges de député à l’APN, les réactions s’enchainent, entre autres, celle du parti de l’Union pour le Changement et le progrès (UCP), présidé par l'avocate et défenseure des droits humains Me Zoubida Assoul, qui appelle à l’«application des lois en poursuivant toutes les personnes impliquées directement ou indirectement dans ces pratiques.»**

Le 2 septembre dernier, face au juge du tribunal de Sidi M’hamed (Alger) dans une affaire où il est poursuivi pour «blanchiment d’argent dans le cadre d’une organisation criminelle» et «trafic d’influence pour l’obtention d’indus avantages », l’ancien député FLN et ex- vice-président de l’assemblée Nationale Populaire (APN), Baha Eddine Tliba a déclaré que Djamel Ould Abbas, alors, secrétaire général du FLN, lui avait remis «un plan de financement de la campagne électorale pour les législatives de 2017 et le prix d’une tête de liste était de 7 milliards de centimes». Les propos «explosifs» de Baha Eddine Tliba se sont répandus comme une trainée de poudre, provoquant un tollé au sein de la classe politique notamment.

Premier à réagir, le parti de l’Union pour le Changement et le Progrès (UCP) qui estime que «cette pratique pour l’achat des sièges au sein du parlement n’est point une nouveauté́ puisqu’elle a été́ admise par les anciens chefs du FLN et RND bien avant la législature de 2017», lit-on dans un communiqué publié ce samedi 6 septembre 2020. Et d'ajouter : «la différence, aujourd’hui, c’est que ces aveux sont fait devant une juridiction lors d’un procès public, ce qui devrait ouvrir la voie au parquet à agir en conséquence.»

Il soutient, en outre, que «ces aveux sont une preuve supplémentaire que cette législature ne peut continuer», et que par conséquent, Abdelmadjid Tebboune «doit prendre ses responsabilités car il y va de la crédibilité́ de l’État vis à vis des citoyens et de ses partenaires étrangers et de l’image du pays».

Dans le même sillage, l'UCP demande à «mettre fin à l’usurpation du sigle FLN et de son utilisation à des fins bassement matériels et mercantiles». «Laisser ces gens agir au nom du FLN serait un affront aux martyrs de la guerre de libération et aux honorables et véritables moudjahidines», estime-t-il. Et de considérer qu’ «il est temps de rendre le FLN à l’histoire de l’Algérie car il constitue un patrimoine commun à l’ensemble des Algériennes et Algériens.»

Par ailleurs, le parti politique de Zoubida Assoul appelle à «l’application des lois en poursuivant toutes les personnes impliquées directement ou indirectement dans ces pratiques» qui ne sont selon lui que, «la résultante du système de gouvernance qui perdure».

S’inquiétant de l’evolution de la situation, l’UCP avertit enfin qu’ «on ne peut construire une nouvelle Algérie avec le même système ni avec une nouvelle constitution débattue par cette législature. »

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