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Publié le : 01 Mars, 2022 - 13:20 Temps de Lecture 2 minute(s) 630 Vue(s) Commentaire(s)

Affaire de l’interview accordée par le PDG de Sontarach à Liberté : drôle d’histoire à laquelle nous assistons / Par Abdallah Benadouda

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C’est une drôle d’histoire à laquelle nous assistons dans l’affaire de l’interview accordée par le PDG de Sonatrach, Toufik Hakkar, à Liberté et ses répercussions. On commence par la fin : La Directrice adjointe de l’information de Algérie Presse Service (APS) a été licenciée après avoir repris dans une dépêche APS, une interview donnée par Toufik Hakkar, le PDG de Sonatrach. Grief retenu : Les propos du PDG ont été «manipulés» etc. En gros, Toufik Hakkar n’aurai jamais dit qu’il «serait prêt à augmenter les approvisionnements en gaz de l’Europe». Déclaration que l’on pourrait interpréter comme une «offre de service» au cas où la Russie déciderait de «fermer» le gazoduc en représailles aux sanctions économiques imposées par l’UE.

Au même moment, le groupe Sonatrach a déposé plainte lundi contre le quotidien Liberté auprès du tribunal de Bir Mourad Raïs pour avoir «manipulé et déformé» les propos de son Président Directeur Général (PDG), Toufik Hakkar, qui a accordé un entretien à ce journal.

Ce qu’il faut savoir c’est que le PDG de Sonatrach a répondu à l’interview «par écrit» et que les questions lui ont été préalablement envoyées. Parmi lesquelles, il y avait la très attendue : «Avec la crise ukrainienne, le marché gazier européen évolue dans un contexte géopolitique extrêmement sensible. Comment Sonatrach compte-t-elle s’y redéployer ?» Ce a quoi, le PDG de Sonatrach a répondu (par écrit et à partir de son bureau) : «L’entreprise dispose d’une capacité non utilisée sur le gazoduc transméditerranéen, qui pourrait être utilisé pour augmenter les approvisionnements du marché européen. Aussi, la contribution de Sonatrach pourrait s’étendre aux pays non desservis par les gazoducs reliant l’Algérie à l’Europe à travers des ventes de GNL. Néanmoins, ces appoints en gaz naturel et/ou en GNL sont tributaires de la disponibilité de volumes excédentaires après satisfaction de la demande du marché national, de plus en plus importante, et de ses engagements contractuels envers ses partenaires étrangers.»

Ce qui est clairement une offre de service et, probablement, une grave erreur de communication de la part de Hakkar.

Blâmer et accuser le journal Liberté d’avoir «manipuler ses propos» est un mensonge et licencier une journaliste de l’APS est une mesure injuste et arbitraire.

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