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Publié le : 14 Février, 2021 - 20:40 Temps de Lecture 2 minute(s) 425 Vue(s) Commentaire(s)

Affaire Walid Nekkiche : Naissance d’un comité contre la torture

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Un comité contre la torture, issu du collectif de de défense des détenus d’opinion, a été créé hier samedi 13 février à Alger. Le comité vise à donner une résonance à l’affaire du jeune étudiant Walid Nekkiche qui a déclaré lors de son procès le 1er février dernier, avoir «subi des sévices physiques lors de sa garde à vue à la caserne des services secrets dite‘‘Antar’’. Hier à Alger, la conférence des membres du comité a été animée par les avocats, Nacera Haddouche, Madjid Hachour et Moumen Chadi. «Les sévices physiques, psychologiques et sexuels, subies par Walid Nekiche infligées par des services de sécurité après son arrestation le 26 novembre 2019 est un acte d’une extrême gravité qu’on ne peut pas laisser passer», dénoncent d’emblée les membres du comité dans une déclaration publiée hier sur les réseaux sociaux.

Et de poursuivre : «En révélant ces sévices devant les magistrats, Walid Nekiche a brisé le mur de l’omerta. Il a été d’un courage exemplaire, qui fera date dans l’histoire des luttes en Algérie. Le choc est réel au sein de l’opinion publique».

Aussi, pour le comité, «l’enquête préliminaire du parquet ne doit pas être un énième subterfuge pour calmer la colère et l’indignation nationale et internationale. Il faut que justice soit rendue sur ce qu’a subi Walid Nekiche pendant 6 jours à la ‘’caserne Antar’’ et que ses tortionnaires soient identifiés et jugés».

Dans son réquisitoire, le comité relève d’autres cas de maltraitance subie par des détenus d’opinion depuis le début du soulèvement populaire de 2019. «Les conditions d’arrestation et d’incarcération des détenus d’opinion, rapportées par les avocat.e.s, confirment des cas de maltraitance, de violence et de torture dans différentes structures de police et services de sécurité ainsi que dans les prisons. Des cellules infamantes, des ‘’déportations’’ de détenus par des mesures d’acharnement disciplinaires et répressives, des pressions psychologiques insupportables, voilà le lot des détenus d’opinion en Algérie depuis 2019», soutiennent les membres du comité, tout en rappelant l’affaire Kamel-Eddine Fekhar «décédé par négligence programmée et ceux dont l’état de santé s’est sérieusement dégradé pendant et après incarcération».

Enfin, le comité réitère encore une fois les revendications premières du mouvement populaire à savoir «une Algérie libre où la souveraineté populaire doit se substituer à la gestion sécuritaire qui ouvre la voie, aujourd’hui à tous les dépassements» et «une justice indépendante érigée en rempart protecteur d’une Algérie démocratique».

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