IMG-LOGO
Accueil Actualités Arrêtés durant la marche du 14 juin : six mois avec sursis à un an de prison ferme contre des m...
Publié le : 21 Juin, 2020 - 23:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 640 Vue(s) Commentaire(s)

Arrêtés durant la marche du 14 juin : six mois avec sursis à un an de prison ferme contre des manifestants de plusieurs wilayas du pays

IMG

Crédit photo : Zoheïr Aberkane

Des peines allant de «six mois avec sursis à un an de prison ferme» ont été prononcées, ce dimanche 21 juin, contre des manifestants à travers plusieurs wilayas du pays. D’autres ont, par ailleurs, été libérés, et leurs procès renvoyés à une date ultérieure.

Près de 500 personnes ont été arrêtées, vendredi 14 juin 2020, pendant la marche populaire, dans plusieurs wilayas du pays, dont une trentaine a été jugée, ce dimanche 21 juin, en comparution immédiate et condamnés à des peines allant de «six mois avec sursis» à «un an de prison ferme». En signe de soutien et de solidarité, plusieurs rassemblements d’activistes, de militants et de citoyens, ont été organisés devant les différents tribunaux, pour exiger la libération des manifestants.

À Béjaïa, le tribunal correctionnel a été placé, très tôt ce matin, sous haute sécurité en raison des appels au rassemblement lancés sur les réseaux sociaux, en soutien aux détenus d’opinion mais aussi aux manifestants arrêtés vendredi 14 juin, lors de la marche populaire.

Durant cette dernière qui, pour rappel, a été marquée par de violents affrontements avec la police, 32 personnes ont été arrêtées, dont «22 parmi lesquels un journaliste, ont été libérés» ce dimanche 21 juin. Ils comparaîtront en citation directe, le 15 septembre prochain. Par ailleurs, huit manifestants ont été jugés, ce dimanche, dont un condamné à «un an de prison ferme sans dépôt, assortie d’une amende de 50 000 Da» et deux autres à «6 mois de prison avec sursis», alors que les cinq derniers ont été acquittés. Le ministère public avait requis «trois ans de prison ferme et 100 000 Da d’amende».

À Bouira, sept manifestants ont été placés, ce dimanche 21 juin, sous mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Bouira, apprend-on auprès du Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Il s’agit de Noureddine Douane, de Toufik Alloun, de Marzouk Hamza, de Yougharta Kadi, de Nacer Tayer, de Idir Ferad et de Fateh Banoun.

Par ailleurs, six autres, à savoir Karim Medour, Mohamed Roumita, Antar Merzouk, Salah Yahiaoui, Samy Laidi, et Amar Ferad, ont été remis en liberté provisoire, en attendant la tenue de leur procès renvoyé au 29 juin prochain, indique le CNLD. Les 13 prévenus sont poursuivis, selon la même source, pour «incitation à attroupement non armé et infraction aux mesures de confinement».

À Tlemcen, trois manifestants, poursuivis pour «incitation à attroupement non armé et infraction aux mesures de confinement», ont été condamnés à «six mois de prison ferme», alors que trois autres ont été acquittés.

Soulignons que les prévenus à savoir Abdellah Kharbouche, Seddik Sayeh , Sid Ahmed Bensouhila, Maideri Ouassini, Oussama Belghedam, Baha et Jazouli Akacha, ont été présentés, dans la matinée, devant le procureur de la république, qui a décidé qu’ils soient jugés en comparution immédiate. Le parquet a requis «8 mois de prison ferme» contre eux.

À Ouargla, les trois manifestants arrêtés, vendredi 14 juin et jugés en comparution immédiate, ont été condamnés comme suit : «Mohamed Ben Tocha à 6 mois de prison avec sursis, assortie d’une amende de 10 000 Da, alors que Abdeslam Bencheikh et Nadir Chihi ont écopé d’une amende de 20 000 Da chacun», indique le CNLD.

À Tizi Ouzou, la garde à vue d’une vingtaine de manifestants a été prolongée de 24 heures, au commissariat central, alors que leur procès a été renvoyé à demain lundi 22 juin, indique le collectif de défense des détenus.

Catégorie(s) :

Laissez un commentaire