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Accueil Actualités Au maire d’Awzellagen, Rachid Beldjoudi /Par Zahir Boukhelifa
Publié le : 25 Mai, 2021 - 16:10 Temps de Lecture 2 minute(s) 878 Vue(s) Commentaire(s)

Au maire d’Awzellagen, Rachid Beldjoudi /Par Zahir Boukhelifa

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Oui, nous ne reconnaissons ni le tribunal d’Akbou, ni son bras armé, ni les forces de la répression de la police algérienne. Mais entre militants, nous nous reconnaissons.

Je vous interpelle aujourd’hui pour vous impliquer avant tout comme citoyen d’Awzellagen. Ainsi, et je l’avoue, cette facilité de dire “ça ne me concerne pas, ce sont des séparatistes“, ne vous permettra pas de vous dérober. J’ose encore espérer que les motivations qui t’ont amené à mener les batailles pour devenir premier magistrat de la commune, sont entre autres, ton souci permanent de servir tes administrés. Et tous les administrés, sans aucune distinction de couleurs politiques.

C’est vrai, pour un maire, les occasions d’exercer une activité politique proprement dite, sont rares. La tâche se résume à la gestion des manques et des conflits. Malgré l’adage qui dit un bon maire, est celui qui fait le moins de politique. Néanmoins, les occasions de se distinguer viennent des fois pour confirmer la règle. Lors, par exemple de l’arrestation de Oudihat Tahar à Alger pour le port de l’emblème Amazigh. Tu étais engagé, impliqué aux côtés de toutes celles et tous ceux qui sont sortis demander sa libération. Nous étions tous, au-delà de nos différences et de nos divergences politiques, unis pour exiger sa libération. Au-delà de la mobilisation, c’est montrer une symbiose, notre synergie, pas autour d’une cause politique ou d’un courant idéologique, mais de l’humain, qui ne marchande, ni ne brade ses convictions quelles que soient les conséquences.

Il ne faut exiger aucun préalable à la solidarité, sinon celui de la probité de l’intégrité et de la lutte pacifique. Mas Beldjoudi, nous avions arpenté ensemble et avec d’autres camarades, les sentiers encore non balisés de la lutte politique. Nous étions divergents, mais jamais clivants. Mais j’ose encore espérer que vous avez l’idéal de la liberté chevillé à votre engagement. J’ose espérer que vous serez des nôtres pour défendre les militants du MAK, dont Maouche Mennad, placé arbitrairement sous mandat de dépôt pour délit d’opinion, ou vais-je dire un délit de pacifisme.

J’interpelle au-delà de votre personne, tous les cadres politiques locaux et les indépendants. Les activistes actuels ou les “anciens“, ceux et celles, camarades de lutte avec lesquels nous avons appris pour mieux rendre à celles et ceux qui, aujourd’hui, luttent pour leurs idées.

Voilà monsieur le maire, la perche est tendue, faites-en bon usage. À bon escient, l’éthique kabyle ou Taqvaylit fait des miracles. Mennad Maouche est l’un des nôtres, tous les détenus d’opinion sont les nôtres, quoi de plus noble pour un maire que de partager avec le citoyen, un idéal de liberté.

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