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Publié le : 04 Novembre, 2020 - 19:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 302 Vue(s) Commentaire(s)

Béjaïa : Des travailleurs de Numilog interpellés puis relâchés

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Une dizaine de travailleurs de Numilog, ont été interpellés, ce mercredi, devant le palais de justice de Béjaïa, puis relâchés.

Un sit-in des travailleurs licenciés de Numilog, filiale transports et logistiques du groupe Cevital appartenant à l’homme d’affaire Isaad Rebrab, a été violemment réprimé, aujourd’hui, par les forces de l’ordre à Béjaïa. Les travailleurs étaient rassemblés devant le palais de justice de la même ville où ils attendaient la décision de la chambre des affaires sociales près la cour de Béjaïa sur la légalité ou non de leur mouvement de grève qui dure maintenant depuis plus de cinq mois. «Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés», affirment des sources locales. «Il aura fallu que leur camarades fassent pression en observant un sit-in devant le commissariat pour qu’ils soient relâchés», indiquent-elles.

En effet, les travailleurs «licenciés par la direction de Numilog en juin dernier», s’étaient réunis pacifiquement à l’occasion d’une audience devant la chambre des affaires sociales près la cour de Bejaia qui doit trancher, le 11 novembre prochain, sur la légalité de leur mouvement de grève.

Selon les mêmes personnes, la chambre des affaires sociales aurait proposé aux travailleurs licenciés de «réintégrer leur postes de travail, tout en reniant leur droit à l’activité syndicale», dénonce Kamel Aïssat, membre du comité de solidarité avec les travaillistes de Numilog dans une vidéo diffusée sur Facebook. Et de considérer cette proposition de «transgression flagrante aux lois de la République, et des droits censés être protégés par l'institution judiciaire».

Le syndicaliste ira loin dans son réquisitoire en estimant que «la cour de Béjaïa a remis en cause les droits constitutionnels, ce qui veut dire qu’elle a cédé au patronat et au politique et que cette décision entraînera à coup sûr la codification de l’esclavagisme dans le secteur privé en Algérie». Dans le même sillage, le syndicaliste dénonce«le silence du ministère du travail censé être le garant des lois et celui de la centrale syndicale devant le piétinement de la loi 90-14».

De son côté, le Parti socialiste des travailleurs a dénoncé «la répression qui s'est abattue sur les travailleurs de Numilog , filiale de Cevital», ce mercredi matin. «Les travailleurs de Numilog étaient rassemblés pacifiquement devant le palais de justice de Béjaïa en attendant la décision de la chambre des affaires sociales près la cour. La justice a choisi de se mettre du côté de l'employeur», fustige-t-il. Et d’estimer que cette décision *«démontre encore une fois que la justice de l'Algérie dite "Nouvelle" demeure du côté du patronat.»

Rappelons que le conflit, qui oppose les travailleurs de Numilog à la direction de l’entreprise, a éclaté au mois de juin dernier, à la suite du licenciement de plusieurs de leurs camarades à cause, entre autres, de «leurs activités syndicales».

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