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Publié le : 16 Juin, 2020 - 20:05 Temps de Lecture 2 minute(s) 1194 Vue(s) Commentaire(s)

Hakim Addad libéré mais placé sous contrôle judiciaire

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Hakim Addad, militant et fondateur du mouvement Rassemblement Actions Jeunesse ( RAJ), «a été placé sous contrôle judiciaire, ce mardi 16 juin, par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’Hamed, à Alger et libéré après plus de 48h de garde à vue au niveau de la Brigade de gendarmerie de Bab Jedid», indique RAJ dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Hakim Addad est poursuivi pour «incitation à attroupement non armé» et «publications attentatoires à l’intérêt national», ajoute la même source, précisant qu’il est «interdit de participer aux rassemblements durant la période d’instruction»*.

Pour rappel, Hakim Addad a été interpellé, dimanche 12 juin, par des policiers en civil, à Alger- centre et placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Bab Jedid. RAJ qui souligne que le membre-fondateur du mouvement «a déjà été arrêté, le 4 octobre 2019, avant d’être libéré le 2 janvier 2020 après trois mois d’incarcération à la prison d'Elharrach», rappelle aussi que l’activiste Zoheir Keddam «a été placé aussi sous contrôle judiciaire par le tribunal de Cheraga avec report du procès au 27 juin» et qu’il est poursuivi lui aussi pour «incitation à attroupement non armé et publications portant atteinte à l’unité nationale».

L’association affirme aussi que la présentation du journaliste et écrivain Foudil Boumala devant le procureur «a été reportée pour le 17 juin». Dénonçant «l’instrumentalisation» par le régime «de l’appareil judiciaire pour faire taire toutes voix discordantes, use la loi de la force pour intimider et harceler les activistes et les militants.es».

RAJ condamne ce qu’elle qualifie d’«injuste mise sous contrôle judiciaire de Hakim Addad et de Zoheïr Keddam pour des motifs fallacieux et imaginaires». Elle appellera à «la cessation du dénie des droits fondamentaux des Algériennes et des Algériens à la liberté d'expression, à la libre organisation et manifestation» et rappelle que «ces poursuites n’ont pour objectif que la normalisation de la société et la mise à mort de la dynamique citoyenne pour la changement démocratique en Algérie».

Enfin, les rédacteurs du communiqué interpellent «le régime en place sur sa responsabilité dans l’aggravation de la crise qui a trop duré», et condamne «ces agissements autoritaires et totalitaires», tout en appelant «à la libération de tous les détenus d’opinion et politique injustement incarcérés et l’arrêt de toutes les poursuites policières et judiciaires à l’encontre des activistes et militants.es».

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