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Publié le : 04 Septembre, 2022 - 17:55 Temps de Lecture 2 minute(s) 138 Vue(s) Commentaire(s)

La fédération Euro-méditerranéenne contre les disparitions : la disparition forcée est un crime contre l’humanité passé sous silence

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À l’occasion de la journée internationale pour les victimes de disparitions forcées, coïncidant avec le 30 août de chaque année, la fédération Euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées a tenu à rappeler l’ampleur du phénomène et ce qu’il implique comme désastres notamment sur leurs familles des disparus.

« Malgré le nombre important de disparitions, les commanditaires de ces crimes contre l’humanité restent majoritairement impunis, et la vérité sur le sort des victimes de disparitions reste largement inconnue », indique la fédération dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

« En Allemagne, le “décret Nuit et Brouillard” de 1941 a fait de la torture, des exécutions extrajudiciaires et d’autres graves violations aux droits humains qui conduisent à la disparition forcée sont devenues aujourd’hui une véritable politique d’Etat, institutionnalisée par décret », rappelle-t-elle. Et de poursuivre : « Les conflits internes, l’instabilité politique, le dysfonctionnement des systèmes judiciaires et le climat permanent d’insécurité juridique encore présent dans de nombreux pays ont favorisé la propagation de cette pratique considérée par le droit international des droits de l’Homme comme un crime contre l’humanité lorsqu’elle est systématique et généralisée. »

Irak, Syrie, Lybie, Algérie… le constat est accablant

Selon la fédération euro- méditerranéenne pour les victimes des disparitions forcées, le consta est accablant notamment en Irak, en Lybie, en Syrie, mais également en Algérie « où des disparitions forcées ont été opérées de façon systématique autant par des groupes armés islamistes que par les forces de l’ordre. »

Elle regrette néanmoins qu’il « ne soit pas fait mention clairement dans le droit international de la responsabilité des acteurs non étatiques coupables de crimes de disparition forcée, sachant bien évidemment que les premiers responsables sont les Etats, qui, lorsqu’ils ne sont pas eux- mêmes coupables, se doivent d’assurer la protection de la population civile. »

« Dans ces situations dramatiques, le crime de la disparition forcée a pour conséquence de produire deux types de victimes : la personne elle-même victime de la disparition, privée des droits les élémentaires et notamment du droit à la vie » , estime la fédération qui sont, selon elle, « les proches de disparu.es, victimes collatérales, condamnés à une vie brisée consacrée à la recherche de l’être perdu » mais aussi « les familles de disparu.es, victimes et militantes » qui elles, « deviennent des chercheuses de la Vérité »

« Malgré la tentation de fermer les yeux sur une réalité trop difficile à supporter, elles ne peuvent oublier ce crime qui est déjà largement passé sous silence », conclut-elle.

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