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Publié le : 17 Décembre, 2020 - 18:45 Temps de Lecture 2 minute(s) 1085 Vue(s) Commentaire(s)

La famille de Mohamed Tadjadit dénonce : ‘’Mohamed ne reçoit pas l’agent que nous lui envoyons !’’

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Dans une publication diffusée sur son compte Facebook, Lynda Abbou, journaliste et membre du Collectif pour la libération du détenu d’opinion Mohamed Tadjadit, a dénoncé, ce jeudi 17 décembre, ce qu’elle qualifie de «graves dépassements commis par l’établissement pénitentiaire d’El Harrach» contre le poète, en relayant un message de sa famille qui, rappelons-le, est incarcéré depuis le 27 août 2020. «Nous, famille du détenu d’opinion Mohamed Tadajdit, informons l’opinion publique que nous lui avons envoyé, il y a plus de 20 jours, une somme d’argent conséquente par mandat conformément au droit stipulé par la loi, mais qu’il n’a jamais reçue à ce jour», accuse-t-elle. Et d’ajouter : «les raisons restent inconnues !»

Soulignons que ce n’est pas la première fois que Mohamed Tadjadi fait l’objet de dépassement notamment en ce qui concerne les circonstances de son arrestation et sa détention préventive, qualifiée par des défenseurs des droits humains et par son collectif de défense d’«arbitraire» du fait qu’elle avait été opérée «sans que les procédures légales soient respectées».

Ajoutons à cela, la longue liste des charges retenues contre lui par le procureur de la République lors de sa présentation, à savoir : «publications ayant pour but de porter atteinte à l’unité nationale, incitation à attroupement non armé, mise en danger de la vie d’autrui à travers l’incitation à attroupement en période de confinement, atteinte au président de la république, outrage à corps constitué, atteinte à la sécurité et à l’intégrité du territoire national, diffusion de fausses informations ayant pour but de troubler l’ordre public, discours de haine incitant à la violence et discours de haine via internet».

Mohamed Tadjadit a, pour rappel, contesté sa détention une première fois en observant une grève de la faim le 30 août dernier. L’activiste et poète a été arrêté une première fois, le 14 novembre 2019 et condamné à «18 mois de prison ferme et une amende de 100 000 Da», pour l’accusation d’«atteinte à l’unité nationale», relative à des publications Facebook où il appelait le peuple algérien à marcher contre le pourvoir en place.

Le 2 janvier, il est remis en liberté provisoire, avant d’être rejugé en appel, le 12 mars 2020, et condamné à «une année de prison avec sursis».

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