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Publié le : 22 Avril, 2020 - 16:40 Temps de Lecture 2 minute(s) 2715 Vue(s) Commentaire(s)

La haine et la discrimination d’État

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Zeghmati, le ministre de la justice, l'homme qui a instruit les centaines d'arrestations de militants du Hirak évoque aujourd'hui les accords internationaux de justice signés et ratifiés par l'Algérie pour ce qu'il appelle : la lutte contre la haine et les discriminations. Ces mêmes accords qui auraient pu être actionnés pour récupérer l'argent de la corruption et qui n'ont jamais été réclamés par l’Algérie. Ce sont aussi ces mêmes accords qui ont permis au parlement Européen de condamner l’Algérie pour les violations du droit des inculpés, du droit en général et des droits humains en particulier dans l'affaire des détenus d'opinion.

Haine et discrimination, parlons-en !

Les propos racistes, vulgaires et autres appels à la violence contre des Algériens qualifiés de Zouaves sur facebook par les Doubabs à l'instigation de Gaïd Salah ; les insultes, la diffamation et les appels au lynchage physique et médiatiques d'authentiques Moudjahids et autres militants patriotes par les chaînes de télévision El Hayat, Ennahar, echourouk ; l'instrumentalisation de la justice, les arrestations, la mise sous mandat de dépôt, le harcèlement judiciaire et les condamnations de centaines de citoyens pour possession d'étendard Amazigh, de pins et parfois même pour le simple port d'un maillot de la JSK ne sont ils pas des faits de discrimination et de haine ?

Les Arrestations de militants pour délit d'opinion et des journalistes comme Said Boudour, Sofiane Merakchi, Belkacem Djir et Khaled Drareni, la mort de Kameleddine Fekhar, l'absence d'enquête sur la mort du jeune Ramzy Yettou suite à des violences policières, les tortures physiques subies par Karim Tabbou et Brahime Lallami ne sont-ils pas des actes de haine et de discrimination ? Zeghmati lui-même ne tombe-t-il pas sous le coup de la loi qu'il vient de faire adopter ?

Évoquer les conventions de justice internationale, c'est d'abord et avant tout se mettre sous le projecteur du droit international et faire condamner le régime Algérien qui est le premier à violer ces accords pour ce qu'on est désormais en droit d'appeler, la haine et la discrimination d’État.

Libérez les détenus, libérons l’Algérie

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