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Publié le : 26 Septembre, 2019 - 20:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 262 Vue(s) Commentaire(s)

La journée d’étude sur Abdelhamid Benzine interdite à Alger

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La journée d'étude que comptait organiser l'association des amis de Abdelhamid Benzine, ce samedi 28 septembre, à la salle Mohamed Zinet, a été interdite par la direction de l'Office Riadh El Feth (Oref).

Le thème choisi pour cette journée, multiculturalisme et unité nationale, dérange visiblement le pouvoir en place. Débattre des langues et des cultures, de l'unité et de la diversité en Algérie n’est pas du goût de ce dernier, qui a agi via son administration culturelle pour bloquer la rencontre. «En plein hirak, son thème a donné prétexte à un blocage politique. Le ton du débat pour la présidentielle est donné. Décidément, il ne reste plus que la grève générale pour en finir avec l'arbitraire», s’indigne Yacine Teguia, producteur cinéma et ancien cadre du MDS, qui a donné l’information de l’interdiction sur les réseaux sociaux.

Né le 27 avril 1926 à Beni Ouarthilane (Sétif), Abdelhamid Benzine, militant communiste, journaliste, commissaire de l’ALN pendant la guerre de libération nationale et rédacteur en chef de Alger républicain après l’indépendance, est décédé en mars 2003. Son parcours de révolutionnaire contre le colonialisme français et pour l’indépendance de l’Algérie a fait le tour du monde grâce à son livre, Le Camp, écrit en cachette dans le camp d’internement de Boghari (Médéa), où des nazis ont prêté main-forte aux colons français afin de réprimer les révolutionnaires du FLN et de l'ALN. Benzine et ses amis ont subi des plus atroces des tortures et des humiliations dans ce camp de la honte. Le Camp a été édité en France grâce aux militants communistes qui l’ont vulgarisé dans l’hexagone. Abdelhamid Benzine et ses amis ont évité de justesse la mort grâce à ce livre. Après plusieurs mois de torture, Benzine n’a été libéré que quelques jours seulement avant l’indépendance.

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