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Publié le : 14 Janvier, 2020 - 17:00 Temps de Lecture 3 minute(s) 1022 Vue(s) Commentaire(s)

La junte au pouvoir, entre racisme, révisionnisme et propagande : quand les insitutions se mettent au service de la division

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Dix mois de Basissya-Novembriya, de racisme assumé, de division au service de la contre-Révolution auront permis de dévoiler les pires facettes de la propagande révisionniste et nihiliste du Régime. Des discours de l’État-major dans le prolongement naturel de la stratégie du clan d’Oujda qui a spolié la Révolution, la guerre de libération, ses principes et ses objectifs en assassinant à la fois ses chefs et la liberté des Algériens.

Dix mois de Gaïd Salah en tant que chef d’État assumé auront piétiné la majorité des symboles de Novembre en passant du congrès de la Soummam aux héros de la libération tel que Abane Ramdane, Ben M’Hidi et Amirouche dont les mémoires auront été souillées et salies par des propagandistes payés et encouragés par le régime.

Comment a-t on permis à des fascistes tel que Noureddine Khetal, administrateur d’une page Facebook sponsorisée par des officines du régime, et dont les messages aux relents Nazis vont jusqu’à préconiser l’extermination des Zouaves (Kabyles) et insulter et traiter l’un des cerveaux de la Révolution Abane Ramdane de traître. Des centaines de milliers de propos racistes, de menaces de morts, d’insultes, de mots indécents, de vulgarités ont fleuri sur les réseaux sociaux appelant à la division du pays, au génocide d’Algériens uniquement parce qu’ils ont exprimé leur désir de liberté et pour tuer les ambitions démocratiques d’un peuple.

Des dépassements qu’on peut qualifier de crimes et une impunité absolue qui ont entraîné des propos très graves y compris de la part de hauts fonctionnaires de l’État, ne cachant plus leur haine et leur xénophobie. Tout cela a été largement relayé et assumé par les radios et les télévisions privées et publiques.

Hier, le directeur de la culture de la Wilaya de M’sila a été relevé de ses fonctions pour des propos similaires. Ce réveil tardif et cette sanction programmée d’un commis de l’État n’est au fait qu’une énième manipulation de la junte au pouvoir pour faire croire à une ouverture démocratique et à un dialogue qui vise uniquement à sauver le régime. Une tentative supplémentaire de crédibiliser des acteurs et des pseudo-opposants qui sont totalement dévoués au système. En attendant, des centaines de prisonniers politiques sont en prison, d’autres ont purgé des peines infâmes sans réparation ni acquittement, d’autres sont en liberté provisoire et la majorité avec des traumatismes indélébiles, des traces sur leurs casiers judiciaires et des conséquences dramatiques sur leurs familles respectives telles les trois filles de Mohamed Abbas, détenu à Ghardaia, décédées il y a quelques jours…

10 mois de Gaïd Salah et un mois de Abdelmadjid Teboune où la répression sévit encore, ou de jeunes femmes sont en prison pour atteinte au moral de l’armée et où la Issaba continue à alimenter la corruption, le marché noir de la devise et où les surfacturations permettent encore d’acquérir des appartements dans les quartiers les plus huppés de Paris, Londres, Palma et Barcelone. 10 mois de Gaïd Salah et d’une junte dont il faudra un jour faire le procès et qui ont failli entraîner le pays dans une guerre civile, si ce n’était le pacifisme et l’esprit de responsabilité d’un Peuple Debout qui a répliqué par la “Silmiya” (pacifisme) quand la junte militaire et ses Doubabs appelaient à la “3ounsouriya, عنصرية". Un procès qui devra déterminer les responsabilités et d’où sont venus les ordres qui ont été donnés à des milliers de fonctionnaires et une armée de mouches électroniques payés et instruits à créer la division, à insulter des Algériens, à profaner la mémoire de nos martyrs, à mettre en péril l’unité nationale et soumettre l’Algérie à l’ingérence étrangère.

Aujourd’hui, une Révolution se poursuit en Algérie contrairement à ce que veulent faire croire des intellectuels qui pourtant brillants par le passé préfèrent répondre aujourd’hui à un bon de commande du régime au détriment d’une liberté de pensée individuelle. Une Révolution qui doit mettre à plat toutes nos différences mais surtout cultiver la mémoire des indignités du pouvoir, de ses violences , de ses discours haineux et séparatistes pour que plus jamais cela ne se reproduise, pour que plus jamais des institutions de la République ne soient utilisés contre leur peuple au détriment de l’intérêt général, au bénéfice d’un intérêt particulier, d’un clan, d’un système où d’une junte. Halte à la dictature, plus jamais ça !

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