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Publié le : 04 Août, 2020 - 12:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 443 Vue(s) Commentaire(s)

Le journaliste Mustapha Bendjema de nouveau convoqué par la police

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Le journaliste et rédacteur en chef du quotidien Le Provincial, a été une nouvelle fois, convoqué par la brigade de la police judiciaire relevant de la sûreté de wilaya de Annaba, ce mardi 3 août 2020, a -t- il alerté dans un post sur son compte Facebook. Cette fois, il s’agit, selon le journaliste, d’une plainte déposée par le premier responsable de la wilaya, où il a été auditionné pour « trois nouveaux dossiers dans lesquels il devra répondre de quatre chefs d’inculpation ».

  • « Je viens de quitter le commissariat central d'Annaba où j'ai été auditionné pour 3 nouveaux dossiers impliquant 4 nouveaux chefs d'accusation, suite à une plainte déposée contre moi par le premier ‘’responsable’’ de la wilaya d'Annaba, Djamel Eddine Berrimi. », a-t-il écrit hier. Et de préciser que : « La plainte du wali concerne un article et une vidéo que j'ai réalisé en mars pour dénoncer la tenue d'un mariage clandestin à Annaba. Un mariage que lui et ses services n'ont pas pu ou n'ont pas voulu empêcher, et ce, malgré les instructions de sa hiérarchie. ». Le journaliste qui a la réputation de ne pas mâcher ses mots, s’est laissé aller à un commentaire où il dit ceci : « Il (le wali) me fait porté le poids de son incapacité à gérer les affaires courantes d'Annaba. »*

Il faut rappeler que Mustapha Bendjema est sujet à un acharnement policier et judiciaire sans précédant.

Sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire nationale (ISTN), le journaliste a été poursuivi une première fois en 2019, pour « incitation à attroupement et opposition au déroulement de l’opération électorale ». Chefs d’accusation pour lequel il sera relaxé le 2 février 2020, alors que le parquet avait requis lors du procès, « six mois de prison et 50 000 Da d’amende ».

En mars dernier, il est poursuivi par deux chambres d’accusation pour « atteinte à la sûreté de l’état ». Il est reproché au journaliste d’avoir publié sur son compte Facebook, «une note interne de la sûreté de wilaya qui rendait comptait des agissements de certains membres connus du Hirak, à Annaba ». Le procès qui devait avoir lieu en mai, a été renvoyé à une date ultérieur pour des motifs relatifs à l’état de santé du journaliste, victime d’un malaise cardiaque la veille de son jugement.

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