IMG-LOGO
Accueil Actualités Le procès des journalistes du Temps d’Algérie et de DzaïrTV contre leur DG reporté
Publié le : 14 Février, 2020 - 19:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 356 Vue(s) Commentaire(s)

Le procès des journalistes du Temps d’Algérie et de DzaïrTV contre leur DG reporté

IMG

Rassemblement organisé devant le siège du goupe médias Temps Nouveaux, le 3 avril 2019, pour protester contre la suspensions des 20 employés

Prévu, hier, à Alger, le procès intenté par les vingt employés du groupe médias Temps Nouveaux contre le DG de leur groupe, Louail Mouloud, a été reporté au 27 février prochain. 20 personnes dont quinze journalistes, quatre administrateurs et deux agents des deux quotidiens, Le Temps d’Algérie et Waqt El Djazaïr, et de la chaîne Dzaïr Tv sont derrière la plainte. Ils l’accusent de «diffamation et d’atteinte à leur image», confient nos confrères et consœurs de ce groupe médias appartenant à l’ancien homme d’affaire, Ali Haddad, actuellement en prison.

Les motifs de cette plainte remontent aux attaques du DG proférées dans sa chaîne, Dzaïr TV, contre ses employés, suspendus pour avoir refusé la ligne du groupe qu’ils qualifient de «soumise au pouvoir et mensongère», notamment lors de la dernière campagne présidentielle du 12 décembre dernier. Selon les journalistes concernés, ce DG auraient accusé ses employés «rebelles» «de main étrangère, de déstabilisation de l’élection présidentielle et d’avoir des affinités avec le MAK» ! Des propos qui ont suscité l’indignation au sein de ses différentes rédactions et qui ont été précocement dénoncés sur les colonnes de l’Avant-Garde Algérie, par le rédacteur en chef du Temps d’Algérie, Saïd Mekla.

Parmi les journalistes accusés, beaucoup sont connus du monde médiatique comme Saïd Mekla ou Aissa Moussi. D’autres sont même publics, le cas de l’un des animateurs phares de Dzaïr Tv, en l’occurrence Mouard Atmimou, présentateur de l’émission d’expression kabyle, la plus regardée en Algérie, Tizi N Wassa.

Les journalistes interrogés sur ce sujet confient que le DG de ce groupe a aussi intenté un procès contre eux. «Le procès n’a pas été encore programmé, contrairement au nôtre», affirment-ils.

Le conflit qui opposent les employés du groupe Ali Haddad à leur direction n’est pas seulement motivé par la ligne du journal mais aussi par leur non paiement. Cette situation dure depuis plusieurs mois. «Seule la justice tranchera entre nous», ajoutent nos confrères et consœurs, en grève depuis plusieurs mois.

Catégorie(s) :

Laissez un commentaire