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Publié le : 03 Juin, 2020 - 19:35 Temps de Lecture 2 minute(s) 1596 Vue(s) Commentaire(s)

L’Expression menace de licenciement ses journalistes qui s’opposeraient au non paiement de leur salaire du mois de mai

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Dans une note adressée à ses employés, journalistes y compris, le directeur de publication du journal, Ahmed Fattani, a annoncé que «son entreprise serait dans l’incapacité de verser les salaires du mois de mai à ses travailleurs, journalistes y compris» et ce, en raison de «la situation financière du journal, qui serait, selon lui, fortement impactée par la crise sanitaire», lit-on sur ladite notre, dont l’Avant-Garde Algérie déteint une copie. «En raison de la situation financière du journal, fortement impactée par la crise sanitaire, se traduisant par des recettes suffisant à peine à régler la facture de l’imprimerie, l’entreprise n’est pas en mesure de verser les salaires du mois de mai 2020»*, explique la direction.

Par ailleurs, il a été précisé que «cette décision vaut pour tout le personnel du journal, sans exception», soulignant que «la survie de l’entreprise dépend de l’effort que devra fournir chaque employé», précise la note. Le directeur du publication espère que «chacun de ses employés puisse comprenne l’importance du moment», tout en invitant «ceux qui ne sont pas d’accord avec la décision de suspendre les salaires du mois de mai à le faire savoir, et que par conséquent ils sont libres de partir du journal !». «Les employés sont libre d’accepter ou de refuser la proposition de suspension des salaires du mois de mai 2020. De fait, ceux qui n’adhèrent pas à cette démarche recevront leurs salaires et leur solde de tout compte et ne feront plus partie de l’entreprise», menace-t-elle.

Pour rappel, le quotidien national L’expression a été fondé en novembre 2000, par Ahmed Fattani, ancien rédacteur en chef et co-fondateur du journal Liberté. À l’instar de cinq autres quotidiens, le journal a fait l’objet d’une suspension en 2003, pour faute de paiements de ses dettes auprès de la société d’impression publique. «Aujourd’hui, L’Expression bénéficie quotidiennement aux côtés de quelques titres de presse publique, d’une moyenne de trois pages de publicité émanant de l’agence nationale d’édition et de publicité (ANEP). Il est également l’un des rares titres de droits privés, à être bien loti en matière de publicité», confie une source proche du quotidien.

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