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Publié le : 03 Novembre, 2019 - 15:55 Temps de Lecture 3 minute(s) 702 Vue(s) Commentaire(s)

L’Union pour la République de Kabylie : les indépendantistes kabyles ne seront jamais l'instrument d'une contre-révolution

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«L'Union pour la République de Kabylie (URK) ne sera jamais l'instrument d'une contre-révolution. Nous sommes assez conscients du désir des peuples d'Algérie de mener cette révolution vers une réelle liberté, pour entraver une quelconque marche vers un avenir meilleur, fait d'entente cordiale entre les peuples d'Algérie. Indépendantistes, souverains de nos décisions, nous œuvrerons avec toutes les sincères énergies pour un changement franc et radical», affirment les indépendantistes de l'Union pour la République de Kabylie (URK), mouvement né de la scission au sein du Mak en décembre 2017, dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction.

C’est une première pour un mouvement qui se dit «indépendantiste». Né de la scission au sein du MAK, en décembre 2019, une fraction qui a débouché sur l’éviction de son ancien président, Bouaziz Aït Chebib, l’URK se distingue cette fois-ci par une prise de position singulière. Dans son communiqué, ce mouvement, fondé par plusieurs anciens militants du MAK dont Bouaziz Aït Chebib, annonce son soutien à la révolution populaire, tout en rappelant qu’il œuvre pour l’indépendance de la Kabylie. «Oui, nous nous opposons à ceux qui aujourd'hui représentent l'état algérien, ces assassins issus de l'armée des frontières qui ont marché sur Alger sur des routes jonchées de plus 2000 cadavres de valeureux révolutionnaires. Oui, nous avons encore au cœur cette amertume de ce soldat qui des années durant a combattu pour un idéal de liberté pour son pays au sein de la glorieuse ALN, qui en 1962 est assassiné aux portes de l'indépendance confisquée. Oui, nous sommes les petits enfants du colonel Dehiles, de Si Lhafidh de Hocine Ait Ahmed, de Abane Ramdane et de Krim Belkacem. Oui, en Kabylie, il n’y aura ni de Ramsès II ni du Djamel Abdennaser ni encore moins du Sissi. En Kabylie, il y aura toujours ce peuple indomptable et incorruptible. Oui, nous nous opposons à cette Algérie qui emprisonne Lakhdar Bouragraâ alors qu'elle se laisse diriger par un fils de Caïd, le plus corrompu militaire d'Afrique, Ahmed Gaid Salah. Celui qui a inventé le délit du drapeau pour mener sa sale guerre contre les Kabyles et la Kabylie, celui qui a mis des centaines de jeunes hommes et femmes sous les verrous pour des motifs fallacieux», dénonce l’URK dans le même communiqué.

En réponse à ceux et celles qui pensent que «les indépendantistes ne portent aucun intérêt à l’histoire de la guerre de libération, à la révolution de 1954 où à l’idéal défendu par les révolutionnaires qui ont libéré l’Algérie du colonialisme française», l’URK se dit «héritière de l’esprit de novembre et du combat mené par les aïeux». «Il est tacitement "convenu" dans les milieux politiques algériens, que les souverainistes kabyles témoignent peu d’intérêt à la glorieuse révolution de libération du 1er novembre 1954 au 05 juillet 1962. Il se trouve même des personnes qui dénient le droit aux Kabyles indépendantistes d’évoquer cette guerre de libération si chère à la génération de nos parents et grands-parents. Insidieusement des esprits mal intentionnés essayent d’opposer le projet indépendantiste kabyle à la fois à la révolution de 54, à son histoire et à sa symbolique. N’en déplaise à nos détracteurs, l’Union pour la République de Kabylie, URK et les souverainistes kabyles, sont les dignes héritiers de l’esprit révolutionnaire de novembre. Comme nos aînés d’Ighil Imoula, nous avons tranché sans trembler et avons juré de mener la lutte pacifique contre les nouveaux parvenus, héritiers de la France coloniale. Notre génération s’honore de n’avoir jamais été compromise d’aucune façon par cette pègre assassine qu’est le système algérien.»

Et d’ajouter : «nous sommes les héritiers vigilants de Bennai Ouali, Laimache Ali, Salah Nait Mouhand Said , Mbarek Ait Manguellet, Amar Ould Hamouda, Said Oubouzar et de Ferhat Ali, ces pères fondateurs de la conscience Kabyliste. Ils nous ont légué la noble mission de libérer notre peuple, notre terre, nôtre Histoire, et notre identité. Nous sommes aussi les petits-fils et les petites filles de la Toussaint, dignes héritiers de nos ancêtres qui depuis, la nuit des temps ont juré par Ǧmaɛliman (au nom de toutes les religions, ndlr). Nous allons à la fois vous déloger du pouvoir et de l'Histoire. Nous parachevons le rêve de nos parents et nos grand-parents, qui après avoir libéré les territoires nous libérerons les peuples.»

sous les cris «Justice libre et indépendate », pour reprdnre le slogan des manifestants (Algérie libre et indépendate », les magfitreats ont vécu l’une des pires journée de la justice algérienne. En grève illimité depuis plus d’une semaine,

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