IMG-LOGO
Accueil Actualités Merzoug Touati en grève de la faim : sa famille dénonce une ''mort programmée''
Publié le : 06 Avril, 2022 - 22:00 Temps de Lecture 3 minute(s) 574 Vue(s) Commentaire(s)

Merzoug Touati en grève de la faim : sa famille dénonce une ''mort programmée''

IMG

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociax ce mercredi, la famille de blogueur Merzoug Touati a alerté sur son état de santé qui se dégrade de jour en jour, et ce, depuis qu'il a entamé le 29 mars denier, une grève de la faim. Aussi, parle-t-elle d'une "mort programmée", d'autant que les conditions de son incarcération, selon elle, sont "inhumaines".

"Il est 15h 30 nous venons de quitter la prison de Laghouat dans la quelle nous avons passer 6h. Arrivés à 9h30, nous entrons dans la prison après les vérifications de contrôle d'identité, la moitié des denrées alimentaires refusée, on rentre au parloir, on attend 5 minutes, dix minutes, j'angoisse alors je sors demander à l'un des agents pourquoi tant de retard, il se renseigne et reviens me dire que soit disant Merzoug Touati est avec le procureur qui est venu le voir ......une heure plus tard, Merzoug fait enfin son apparition sous les cris d'un agent. Merzoug trainait les pieds, une bouteille d'eau à la main, il a perdu la moitié de son poids, il n'était pas pâle il était jaunâtre. Je n'ai pas de mots pour exprimer la détresse que j'ai ressenti, il m'annonce qu'il a entamé une grève de la faim le 29 Mars dernier. Ça fait 9 jours qu'il ne s'alimente plus pour dénoncer les conditions inhumaine de son incarcération, l'éloignement de sa ville de résidence, il demande le rapprochement.

Merzoug avait du mal à se tenir debout, il n'y avait pas de chaise pour s'assoir, alors il s'est assis sur ses genoux pour pouvoir nous parler, il avait du mal à parler, je l'entendais à peine. On a tenté, sa mère et moi, de le faire rompre cette grève de la faim mais sans succès, je lui ai demandé si le procureur était là pour sa grève, il était étonné et m'a confirmé n'avoir reçu aucune visite, il m'a avoué qu'il avait déjà fait d'autres grèves de la faim durant ses précédentes incarcération mais là c'est vraiment spéciale comme grève !

Donc, depuis 9 jours qu'il est en grève de la faim, il n'a reçu aucun suivi médical, il est toujours dans la même salle (transit COVID) avec 17 autres personnes à dormir par terre. Souffrant de troubles gastriques, il s'est rendu à l'infirmerie pour avoir un pensement gastrique, on lui a dit qu'il n y en avait pas, alors il m'a demandé de lui en acheter .....

Dix minutes, la ligne coupe, l'agent vient le chercher pour le reconduire dans sa minuscule cellule surpeuplé, et nous on doit quitter la prison. Arrivées à l'accueil, nous demandons à être reçues par le directeur, on nous répond qu'il n'est pas là et qu'on ne sait pas trop quand il rentrera, alors nous répondons que de toute façon nous n'allons pas quitter cette maudite prison sans lui avoir parler .....

Donc, on est là dans ce couloir à attendre, une demie-heure plus tard, un agent femme m'appelle pour m'expliquer que sa demande de rapprochement n'est pas de leur ressort, qu'elle peut écrire pour moi une lettre de doléance à remettre au directeur. Ça sonnait comme un ordre, je me suis emportée et j'ai élevé la voix pour lui expliquer que c'est mon droit de voir ce directeur et que ce n'était pas pour parler du rapprochement de Merzoug mais plutôt de la condition inhumaine dans laquelle il se trouve.........

Une heure plus tard, l'agent femme nous escorte jusqu'à la porte de sortie de cette maudite prison, un homme arrive et se présente comme étant le directeur et nous reçoit à même la porte de sortie; il essait d'être courtois, il dément carrément la grève de faim de Merzoug, tout en disant que ses revendications de rapprochement sont en dehors de ses prérogatives. Il nous dit que Merzoug n'est là-bas que depuis un mois, donc qu'il est toujours en transit et qu'il devrait prendre son mal en patience, qu'il n'a pas que son cas a gérer !!!!!

Aujourd'hui, si on se taie demain ça sera trop tard pour Merzoug touati!"

Catégorie(s) :

Laissez un commentaire