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Publié le : 24 Mars, 2020 - 22:20 Temps de Lecture 1 minute(s) 859 Vue(s) Commentaire(s)

Santé et justice : les deux malades algériens

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Karim Tabou, président de l’UDS, vient d’être condamné en appel à un an de prison sans l’assistance d’un avocat. Auparavant, deux ans de prison avaient été requis contre Abdelouahab Fersaoui dans des conditions tout aussi troubles. Dans la conjoncture actuelle, ces deux abus doivent être analysés au delà de leur aspect anecdotique. Le droit à la défense et le droit à la santé sont sacrés. Signes d’une urgence nationale : aujourd’hui, les deux sont également menacés.

Laisser en liberté provisoire des prévenus qui ne représentent aucune menace pour la société et qui se tiennent à la disposition de la justice eut été une décision sage.

La brutalité du traitement réservé à des citoyens qui n’ont fait que donner leur avis sur leur pays peut être interprétée comme l’expression d’une volonté de perpétuer, contre toute forme de bon sens, des pratiques et des modes d’organisation politiques qui ont menacé la liberté et, maintenant, la santé des Algériens.

Ni la mobilisation pacifique unanime du peuple ni la pandémie de coronavirus n’ont amené un système politique figé à montrer des capacités d’évolution sans contrainte.

Cette rigidité appelle une double réponse : l’organisation simultanée de la protection sanitaire par le confinement strict des populations et la réflexion continue des citoyens sur les obstructions de l’émancipation nationale et les meilleures méthodes de perpétuer la résistance citoyenne afin d’en finir avec un système moribond qui risque d'entraîner la nation dans sa chute. L’après pandémie commence aujourd’hui.

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