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Publié le : 06 Août, 2020 - 16:10 Temps de Lecture 2 minute(s) 1194 Vue(s) Commentaire(s)

Tizi Ouzou: Djamel Selloum, première victime des feux de forêts

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Djamel Selloum, père de famille âge de 47 ans est décédé, hier (mercredi), étouffé par la fumée des feux de forêts qui sévissent depuis plusieurs semaines dans la wilaya de Tizi Ouzou.

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Originaire d’un petit village appelé « Hendou », relevant de la commune de Azazga, Djamel Selloum était fonctionnaire à la mairie. Il avait aussi un petit élevage d’ovins qui lui permettait de joindre les deux bouts, vu les conditions socio-économiques qui prévalent dans la région notamment depuis que le confinement a été décrété en raison de l’épidémie du coronavirus. « Il est mort en essayant de circonscrire le feu qui se propageait vers son étable », selon des sources locales.

  • « Il était connu dans la région, pour son sens de la solidarité en toutes circonstances. Il était toujours le premier à être sur les lieux d’une opération de volontariat ou autres actions citoyennes»*, comme en témoignent les gens qui le côtoyaient.

Sa mort a choqué plus d’un, nous dit -on, mais elle était « presque » inévitable et pour cause: La situation est doublement dramatique, car en plus des répercussions économiques et sociales dues à la crise sanitaire et au confinement, la population locale doit composer avec les feux de forêts.

« Les services de la protection civile n'arrivent pas à maîtriser les feux, ils ont peu de moyens. Il interviennent rarement quand c'est à l'intérieur des forêts. Il interviennent aussi quand il y’a menace sur les habitations. », confie Arezki Ibersiene, journaliste joint par l’avant-Garde Algerie. « Les dégâts sur la nature, qui subit déjà des agressions de tous genres, sont vraiment énormes », déplore notre interlocuteur. Et de regretter :« Les gens sont découragés de tout, certains pensent même à fuir d'ici. ». Selon lui, il y’a même des groupes de jeunes de la région qui ont opté pour la Harga, « phénomène très rare, chez nous », précise-t-il

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