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Publié le : 03 Mars, 2022 - 12:20 Temps de Lecture 2 minute(s) 257 Vue(s) Commentaire(s)

''Trois ans après le Hirak, les autorités algériennes poursuivent leur répression'', déplore Amnesty International

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La répression du pouvoir contre les militants du Hirak a pris de graves proportions ces dernières semaines notamment, où des dizaines de citoyens algériens sont arrêtés et incarcérés dans plusieurs villes du pays. Les défenseurs des droits humains n’a pas échappé à ce rouleau compresseur. Durant le mois de février, quelque 27 militants ont, en effet, été arrêtés, certains condamnés à la prison ferme. C’est le cas de Hammoudi Faleh, responsable du bureau de Tlemcen de la Ligue algérienne pour la défense des droits humains (LADDH) qui vient d’écoper de trois ans d’emprisonnement et à une amende de 100 000 dinars algériens ou encore de Zaki Hannache, placé sous mandat de dépôt pour « terrorisme » présumé.

« Les accusations forgées de toutes pièces et motivées par des considérations politiques portées contre Faleh Hammoudi et Zaki Hannache sont caractéristiques de l’intensification de la répression de la dissidence par les autorités algériennes, qui utilisent la loi comme une arme pour museler leurs détracteurs», a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

«Trois ans après le début du mouvement de protestation du Hirak, les autorités algériennes poursuivent l’intensification de leur répression », constate Amnesty International. Et d’appeler à la «libération de tous les militant·e·s et défenseur·e·s des droits humains pacifiques en Algérie» .

Rappelant les poursuites judiciaires dont font l’objet d’autres défenseurs des droits, Amnesty International dénonce, par ailleurs, l’utilisation par le pouvoir, de la loi sur le terrorisme comme autre arme de répression.

« Au moins quatre font l’objet de poursuites liées au terrorisme, vaguement définies au titre de la loi algérienne de sorte à y inclure le fait d’'' œuvrer ou inciter à accéder au pouvoir ou à changer le système de gouvernance par des moyens non constitutionnels'' », déplore l’organisation.

« Parmi ces personnes figure Hassan Bouras, actuellement en grève de la faim en contestation de son maintien en détention provisoire depuis le 12 septembre 2021. Kaddour Chouicha, vice-président de la LADDH, et Djamila Loukil et Said Boudour, membres de la LADDH d’Oran, sont également poursuivis depuis avril 2021 pour des accusations liées au terrorisme, mais ne sont pas en détention », précise-t-elle. Et de poursuivre : « Zaki Hannache a été arrêté le 19 février 2022 et est poursuivi pour ''diffusion de fausses informations'' en raison de son travail de suivi des grèves de la faim menées par plusieurs personnes en détention provisoire qui avaient été arrêtées pour avoir participé aux manifestations du Hirak ou pour avoir critiqué les autorités".

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