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Publié le : 29 Décembre, 2019 - 18:05 Temps de Lecture 2 minute(s) 1217 Vue(s) Commentaire(s)

Une nouvelle initiative plaide pour un congrès rassembleur du Hirak

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Dans un contexte marqué par un débat contradictoire sur la structuration du Hirak, une nouvelle initiative est lancée dans l’objectif de parvenir à organiser un congrès national prochainement.

Initiée par des personnalités, des activistes, des journalistes, des universitaires et autres compétences académiques, cette nouvelle démarche s’adresse à l’ensemble des composantes du hirak, à la classe politique et aux acteurs de la société civile, « pour travailler ensemble afin d’arriver à organiser un congrès rassembleur en vue de tracer une feuille de route qui puisse traduire toutes les revendications du hirak », lit-on dans la déclaration qu’ils ont publié à l’issue d’une rencontre tenue samedi à Alger.

Les signataires dont le professeur Zoubir Arous, le sociologue Nacer Djabi, le chercheur Mohand Arezki Ferrad, le président du réseau NADA Abdelkrim Boudraa, l’universitaire Louisa Ait Hamadouche, le fils de Lakhdar Bouregaa, Hani et des journalistes à l’image de Khaled Drarni, Athmane Lahiani et Lynda Abbou, affirment leur attachement « à la poursuite du hirak populaire jusqu’à satisfaction de ses revendications légitimes pour une véritable transition démocratique menant vers un changement politique pacifique et radical».

Pourtant, ils ne perdent pas de vue le contexte actuel et appellent le pouvoir en place à « prendre des mesures d’apaisement en urgence » (Sic). Par pouvoir, les initiateurs ne visent autre que le nouveau Président Abdelmadjid Tebboune, élu à l’issue d’une présidentielle rejetée par le peuple algérien dans son écrasante majorité.

Ces « mesures » consistent notamment en « la libération inconditionnelle des prisonniers d’opinion » et « l’ouverture du champ politique et médiatique public et privé et la levée des entraves au libre exercice des citoyens de leurs droits garantis par la Constitution ». Après ça, ces « personnalités » vont-elles accepter le dialogue auquel a appelé Tebboune ? La question mérite d’être posée.

Tout en dénonçant par ailleurs les discours de haine, de racisme et de séparatisme à travers les médias et les réseaux sociaux, les signataires appellent le parquet « à prendre les mesures légales pour y faire face ». Enfin, les initiateurs n’ont pas manqué de dénoncer « les pratiques violentes qui ressemblent à de la baltaguis, dont ont été victimes des manifestants pacifiques dans plusieurs wilayas du pays à l’occasion du 45e vendredi».

D’ores et déjà, l’initiative est critiquée sur les réseaux sociaux. Des observateurs y voient « une offre de service au pouvoir ».

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