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Publié le : 27 Mai, 2022 - 18:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 600 Vue(s) Commentaire(s)

Zaki Hannache : 7000 personnes interpellées dont 1000 détenues depuis le début du Hirak

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Il y a trois ans, des millions d’algériens sont sortis dans les rues à travers tout le pays pour dire non à un cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Très vite, en terrain conquis, ils ont vu grandir leurs ambitions. Ils ont donc demandé plus : un changement du système de gouvernance, un État de droit, et plus important, une justice indépendante.

Mais leurs espérances se sont vite confrontées à la dure réalité, mais surtout à un régime qui refusait de céder et était prêt à tout pour se maintenir au pouvoir.

Commence alors une répression sans précédent qui prit une forme plus virulente après l’accession à la magistrature suprême de Abdelamdjid Tebboune en décembre 2020.

En effet, selon un bilan non exhaustif établi par le défenseur des droits humains, Zaki Hannache, « pas moins de 7000 algériens ont été arrêtés », durant les trois dernières années qui ont suivi le début du Hirak.

Selon la même source, « plus de 950 citoyens ont été placés sous mandat de dépôt depuis juin 2019 ». Zaki Hannache souligne, par ailleurs, que 2021 a été l’année où le plus d’algériens ont été incarcérés, 600 selon lui, que ce soit pour leur engagement sur le terrain ou sur les réseaux sociaux.

Mais la répression est montée d’un cran après l’amendement en juin 2021 par arrêté présidentiel de l’article 87 bis du code pénal et qui considère « comme acte terroriste ou sabotage, tout acte visant la sûreté de l’État, l’unité nationale et la stabilité et le fonctionnement normal des institutions par toute action ayant pour objet de : […] -œuvrer ou inciter, par quelque moyen que ce soit, à accéder au pouvoir ou à changer le système de gouvernance par des moyens non constitutionnels, -porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou d’inciter à le faire, par quelque moyen que ce soit ».

Des dizaines de citoyens, militants, activistes, journalistes, enseignants, professeurs, artistes ont été accusées puis incarcérées pour « terrorisme », une accusation fondée sur leur liens présumés avec le MAK et Rachad, deux mouvements classés « organisations terroristes », par le HCS (Haut Conseil de Sécurité) en mai 2021, soit un mois avant l’amendement de l’article 87 bis.

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