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Publié le : 31 Août, 2021 - 14:30 Temps de Lecture 2 minute(s) 647 Vue(s) Commentaire(s)

34 organisations tunisiennes dénoncent la complicité de la Tunisie dans l’extradition du réfugié politique Algérien Slimane Bouhafs vers Alger

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«Les organisations signataires expriment leur indignation devant le dangereux précédent créé par l’État tunisien qui a remis un réfugié bénéficiant d'une protection internationale aux autorités de son pays, qui le poursuivent sur le fond de ses positions politiques et exigent qu'il fournisse des éclaircissements à l'opinion publique», s’indignent 34 organisations des plus connues et actives en Tunisie dont la Ligue tunisienne de défense des droits humains, le syndicat national des journalistes tunisiens et le Forum social de Tunisie, dans un communiqué commun rendu public hier, lundi.

Les organisations tunisiennes appellent «l’État tunisien à respecter ses engagements internationaux notamment dans ces circonstances délicats et à assurer la protection des droits humains et des réfugiés». Et d’ajouter : «l’établissement de relations amicales avec un pays ami ne doit pas se faire au détriment du respect des obligations internationales qui protègent les réfugiés et les demandeurs d'asile ainsi que le respect du principe de non-refoulement et de non-extradition de ces derniers.»

C’est ainsi que la société civile tunisienne a réagi aux agissements «irresponsables» de l’État tunisien qui a «livré» un réfugié politique bénéficiant de la protection internationale des nations unis depuis août 2018. Cet acte a suscité un débat national en Tunisie, considéré comme «un précédent dangereux et indigne de la part des autorités tunisiennes».

Même la télévision publique tunisienne en a parlé hier du cas Slimane Bouhafs, lors de son JT de 20h. Cette dernière, en prenant le communiqué de ces organisations, «n’a aucunement nié les faits ni évoqué une quelconque réaction de la part des autorités tunisiennes».

Pour rappel, Slimane Bouhafs, 55 ans, réfugié politique en Tunisie depuis 2018, a été kidnappé de son quartier tunisois, El Tahrir (Haï El Tahrir), le 25 août dernier, par trois individus à bord d’une camionnette portant une immatriculation étrangère (non tunisienne). Depuis, aucune nouvelle de lui, jusqu’au 29 août dernier, où «plusieurs sources concordantes ont affirmé qu’il a été placé en garde à vue dans un commissariat à Alger».

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