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Accueil À la Lutte Abdelouhab Fersaoui et Brahim Daouadji libérés
Publié le : 17 Mai, 2020 - 23:55 Temps de Lecture 3 minute(s) 1451 Vue(s) Commentaire(s)

Abdelouhab Fersaoui et Brahim Daouadji libérés

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Abdelouhab Fersaoui et Brahim Daouadji, condamnés respectivement à «six mois de prison ferme et six mois de prison avec sursis», quitteront ce soir la prison d’El Harrach.

Jugé en appel pour «incitation à la violence» et «atteinte à l’unité nationale», Abdelwaheb Fersaoui, militant politique et président de l’association RAJ (Rassemblement- Actions et Jeunesse) a été condamné, tard dans la soirée de ce dimanche par la cour d’Alger, à «six mois de prison ferme», a-t-on appris auprès de Me Abdelmoumen Chadi.

En effet, après plus de cinq heures d’attente à l’issue des plaidoiries du collectif de défense, lesquelles se sont terminées vers 19h 30, le juge a décidé de réduire la peine du prévenu de la moitié. À la grande joie de sa famille et ses proches qui se sont déplacés dès les premières de la matinée pour lui apporter leur soutien, Fersaoui quitte, désormais, ce soir la prison d’El Harrach. Placé en détention préventive, le 10 Octobre 2019, Fersaoui est condamné en première instance, le 6 avril dernier, à «une année de prison assortie d’une amende de 20 000 DA».

À la veille de son procès, le mouvement RAJ a, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, tenu à rappeler que les charges retenues à l’encontre de son président, à savoir l’«incitation à la violence» et l’«atteinte à l’unité nationale» en vertu des articles 74 et 79 du code pénal, «sont celles retenues contre tous les activistes du Hirak pacifique qui luttent depuis plus d’un an pour un changement radical d’un régime despotique, établir un nouveau système politique qui respecte la volonté populaire et construire des institutions solides soumises à un contrôle démocratique». L’association Rassemblement- Actions et Jeunesse a également rappelé que le procès de son président «intervient dans le sillage d’une série de violations flagrantes de toutes les lois de la République contre Abdelouhab Fersaoui depuis le jour de son arrestation, le 10 octobre 2019, jusqu’au procès en appel programmé le 3 mai, avant que celui-ci ne soit reporté au 17 mai». «Cette machine répressive s’est attaquée à de nombreux militants du mouvement et aux journalistes, sans oublier la censure de nombreux sites d’information et le contrôle de la presse. Ceci s’inscrit dans une logique d’imposer le fait accompli, en instrumentalisant la justice pour faire taire les voix libres qui s’opposent à son projet autoritaire dans l’objectif d’assurer la continuité d’un régime illégitime qui a perdu toute crédibilité», ajoute-t-il. Et d’exprimer son inquiétude quant à : «la recrudescence des arrestations des militants à travers tout le territoire national qui constitue une grave dérive du pouvoir qui profite de la crise sanitaire du coronavirus pour régler ses comptes avec les militants pacifiques».

Six mois de prison avec sursis pour Brahim Daouadji

Par ailleurs, Brahim Mekki Daouadji, dont le procès en appel s’est également déroulé aujourd’hui, a, quant à lui, été condamné à «6 mois de prison avec sursis». Daouadji a été arrêté le 16 Mars dernier, dans la wilaya de Mostaganem, alors qu’il se trouvait dans sa voiture, avant d’être transféré à la capitale où il a été placé sous mandat de dépôt, le 19 mars. Il est poursuivi pour «incitation à attroupement non armé», «outrage à corps constitué» et «distribution et publications Facebook pouvant porter atteinte à l’unité nationale», indique le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Il quittera, lui aussi, ce soir la prison d’El Harrach.

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