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Publié le : 23 Juillet, 2021 - 11:57 Temps de Lecture 2 minute(s) 592 Vue(s) Commentaire(s)

Affaire Pegasus: l'Algérie ''profondément préoccupée''

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L'Algérie a réagi officiellement, hier, aux informations rapportées par plusieurs journaux internationaux relatifs à une affaire d'espionnage à grande échelle impliquant le Maroc. Ce dernier aurait, en effet, utilisé un logiciel de la société NSO Group pou espionner de hauts responsables civils et militaires algériens.

Dans un communiqué publié jeudi 22 juillet, par le ministère des Affaires Etrangères, l'Algérie a exprimé sa “profonde préoccupation suite aux révélations émanant d’un consortium de nombreux organes de presse de grande renommée professionnelle et faisant état de l’utilisation à large échelle par les autorités de certains pays, et tout particulièrement par le Royaume du Maroc, d’un logiciel d’espionnage dénommé ''Pegasus'' contre des responsables et citoyens algériens, ainsi que des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme à travers le monde.”

Condamnant “ vigoureusement” ce qu'elle a qualifié d' “ inadmissible atteinte systématique aux droits de l’homme et libertés fondamentales qui constitue également une violation flagrante des principes et normes régissant les relations internationales”, l'Algérie estime que cette “pratique illégale, malvenue et dangereuse, met en péril le climat de confiance qui doit présider aux échanges et interactions entre les responsables et représentants des Etats.”

Aussi, l'Algérie “se réserve le droit de mettre en œuvre sa stratégie de riposte, et se tient prête à participer à tout effort international destiné à établir collectivement les faits et à faire la lumière sur la matérialité et l’ampleur de ces crimes qui menacent la paix et la sécurité internationales, ainsi que la sécurité humaine”, poursuit le communiqué. Et de conclure que “toute impunité constituerait un précédent extrêmement dommageable à la conduite de relations amicales et de coopération entre les Etats conformément au droit international.”

Par ailleurs, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Sidi M'hamed (Alger), a annoncé ce dernier dans un communiqué où il évoque des “informations divulguées à travers des organes de presse nationaux et internationaux, ainsi que des rapports émanant de certaines chancelleries, faisant état de l’existence d’un système d’intelligence informatique d’écoute et d’espionnage ayant visé les intérêts de l’Algérie, mais aussi des citoyens et des personnalités algériennes”.

Confiée aux services de la police judiciaire "spécialisée en matière de répression d'infractions liées à la cybercriminalité et aux technologies de l'information" “spécialisée en matière de répression d ‘infractions liées à la cybercriminalité et aux technologies de l’information”, l'enquête aura pour mission de confirmer la véracité des faits qui constituent "des infractions réprimées par la législation algérienne sous sa forme criminelle pour avoir rassemblé des renseignements, objets et documents au profit d'une puissance étrangère aux fins de nuire à la défense nationale et constitueraient également des infractions d'accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données et d'atteintes aux secrets des communications"*, conclut la même source.

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