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Publié le : 05 Décembre, 2022 - 13:50 Temps de Lecture 2 minute(s) 710 Vue(s) Commentaire(s)

Affaire Zaki Hannache : le Comité des Nations Unies contre la torture demande à la Tunisie de respecter ses engagements internationaux

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Le Comité des Nations Unies contre la torture a appelé la Tunisie à respecter ses engagements internationaux, notamment la convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Présent sur le territoire tunisien depuis le mois d’août 2022, le lanceur d’alerte, Zaki Hannache, risque à tout moment d’être expulsé vers son pays natal l’Algérie et ce, malgré son statut de réfugié politique.

En réponse à une pétition de l’organisation MENA Rights Group, portant une demande de protection provisoire pour le jeune militant, le Comité des Nations Unies contre la torture a « officiellement exhorté la Tunisie à ne pas m’expulser en vertu de l'article 114 du règlement intérieur du Comité », affirme Zaki Hannache pour l’Avant-Garde Algérie.

« Le Comité a donc reconnu le risque réel de retour forcé, d'emprisonnement arbitraire et de mauvais traitements en Algérie et demande à la Tunisie de respecter ses obligations internationales », ajoute-t-il.

Pour rappel, Zaki Hannache, militant du mouvement populaire connu pour son engagement auprès des détenus d’opinion, fait l’objet de poursuites judiciaires pouvant lui valoir la prison ferme en Algérie.

Il avait été arrêté le 17 février 2022 et présenté devant le juge d’instruction qui ordonna son incarcération à la prison El Harrach. Après plus d’un mois de détention, il a été remis en liberté la durée de l’instruction, pour « terrorisme ».

En effet, Zaki Hannache est poursuivi pour « apologie d’actes terroristes », « atteinte à l'unité et à la sécurité nationale », « publication et promotion de fausses nouvelles », « publications visant à porter atteinte à l'intérêt national » et « réception de fonds ».

Le 16 novembre dernier, le juge d’instruction près le pôle judiciaire antiterroriste de Sidi M’hamed, à Alger, a rendu une ordonnance de non-lieu quant aux accusations de terrorisme qui pesaient sur le militant, tout en maintenant celles à caractère délictuels. Le même jour, le Haut-commissariat aux réfugiés des nations Unies, lui octroyait le statut de réfugié politique.

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