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Accueil À la Lutte Agression sexuelle présumée sur un adolescent dans un commissariat enflamme la toile
Publié le : 04 Avril, 2021 - 14:24 Temps de Lecture 2 minute(s) 871 Vue(s) Commentaire(s)

Agression sexuelle présumée sur un adolescent dans un commissariat enflamme la toile

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Tout est parti d’une vidéo postée sur la page Facebook de l’activiste Mohamed Tadjadit, dans la soirée de samedi 3 avril. Said Chetouane, un adolescent âgé de 15 ans a affirmé avoir subi un abus sexuel après son interpellation par les forces de l’ordre, lors d’une marche improvisée à Alger.

En effet, le jeune garçon qui venait de quitter les locaux du commissariat après plus de 8 heures en garde à vue, a affirmé avoir été victime d’attouchements. « À mon interpellation, ils ont commencé à me toucher avant même que je sois embarqué dans leur fourgon », a-t-il déclaré.

C’est à partir de ce moment que tout s’est emballé. La vidéo en question a commencé à être partagée petit à petit puis a fait l’effet d’une boule de neige. Elle a suscité plusieurs dizaines de réactions sur les réseaux sociaux notamment, mais elle a également divisé les internautes.

La plupart ont apporté leur soutien à la victime présumée en l’encourageant à porter plainte. Mais le jeune garçon a également reçu des messages mettant en doute sa version des faits. Seule une enquête pourra déterminer les tenants et aboutissant de cette histoire qui rappelle le triste récit du jeune activiste Walid Nekkiche lors de son procès, où il avait déclaré avoir subi des sévices sexuels lors de sa détention dans les locaux de la DGSI.

La LADDH demande l'ouverture d'une enquête

« Il y a un principe : quand il y a un fait comme celui-là qui est porté sur la place publique, le parquet doit s’autosaisir immédiatement », a réagi ce dimanche, Me Noureddine Benissad, président de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH).

« La première chose à faire, c’est l’ouverture d’une enquête », réclame l’avocat et militant des droits humains. « C’est la réaction légale et logique, pour confirmer cette allégation qui est très grave et inimaginable dans une institution publique, a fortiori lorsqu’il s’agit des forces de sécurité censées protéger les personnes », déplore-t-il.

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