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Accueil À la Lutte Alerte : la chambre d’accusation ordonne la mise en détention du journaliste Said Boudour
Publié le : 15 Octobre, 2019 - 19:20 Temps de Lecture 2 minute(s) 1469 Vue(s) Commentaire(s)

Alerte : la chambre d’accusation ordonne la mise en détention du journaliste Said Boudour

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Après l’appel du parquet sur la décision de la libération provisoire du journaliste et militant Said Boudour, le 7 octobre dernier, la chambre d’accusation a réexaminé le dossier, aujourd’hui, et elle a décidé de «sa mise en détention provisoire», affirme Me Belkacem Nait Salah, l’un des avocats de Said Boudour, joint par l’Avant-Garde Algérie.

Said Boudour est poursuivi dans trois affaires différentes dont la première est commune avec le lanceur d'alerte oranais, Noureddine Tounsi. Les deux militants sont accusés de «chantage» dans ce dossier.

Dans les deux autres, qui ne concernent cette fois-ci que Said Boudour, il est accusé d’«insulte à l’encontre d’un journaliste de l’APS, d’affaiblissement du moral de l’armée, d’atteinte à l’unité nationale et d’appel à la désobéissance civile».

Convoqué par le commissariat central d’Oran, le 6 octobre dernier, Said Boudour a été placé en garde à vu pendant une nuit et présenté le lendemain devant le juge d’instruction, qui a décidé de sa libération provisoire en le plaçant sous contrôle judiciaire. Son passeport a été saisi. Quant au lanceur d'alerte, Noureddine Tounsi, il a été libéré sans contraintes.

La chambre d’accusation a décidé, donc, aujourd’hui, de placer le journaliste Said Boudour en détention provisoire et de mettre le lanceur d’alerte, Noureddine Tounsi, sous contrôle judiciaire, avec la saisie de son passeport. «Noureddine Tounsi sera obligé de signer sa présence chaque jeudi», précise Me Nait Salah.

«Le parquet va notifier l’arrêt en question au service de la police qui va procéder à son arrestation et sa mise en détention provisoire», explique l'avocat.

Journaliste pertinent, inscrit dans le registre des confrères opposants, Said Boudour est aussi défenseur des droits humains, membre du bureau de la Laddh à Oran et l’un des fondateurs du comité Anti-répression qui défend les manifestants et les militants interpellés ou inquiétés par la justice dans la région oranaise. Harcelé quotidiennement par les services de la police, il a été interpelé et menacé à maintes reprises de prison. Le nombre de militants et d’opposants politiques emprisonnés, depuis le début de la révolution pacifique, ne cesse d’augmenter, devant la persistance du dictateur Gaïd Salah à laminer le terrain afin de préparer tranquillement son élection présidentielle qu’il tente d’imposer de force. Selon Me Nait Salah, Said Boudour va être interpellé, incessamment, par la police en application dudit arrêt de la chambre d’accusation du tribunal d’Oran.

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