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Publié le : 21 Juin, 2020 - 22:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 1199 Vue(s) Commentaire(s)

Amira Bouraoui condamnée à une année de prison ferme

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«La militante politique Amira Bouraoui a été condamnée, ce dimanche 21 juin 2020, à une année de prison ferme avec dépôt, par le tribunal correctionnel de Cheraga, et passe ainsi sa première nuit en prison», affirme Me Abdelghani Badi, membre du collectif de défense de la militante. Elle est poursuivie pour «incitation à attroupement non armé, offense au président de la république par une expression outrageante, injurieuse ou diffamatoire, offense ou dénigrement du dogme ou des préceptes de l’Islam, publication portant atteinte à l’unité nationale, informations ou nouvelles, fausses ou calomnieuses, susceptibles de porter atteinte à la sécurité ou à l’ordre public et incitation à la violation délibérée et manifeste d’une obligation de prudence ou de sécurité édictée par la loi ou le règlement, exposant directement la vie d’autrui ou son intégrité physique à un danger», selon le collectif d’avocats. Le procureur de la république avait requis une peine de «18 mois de prison ferme» contre le médecin.

Pour rappel, Amira Bouraoui a été arrêtée le 17 juin dernier, par des éléments de la gendarmerie nationale, devant son domicile. Militante de la première heure et membre fondateur des mouvements Barakat en 2014 et de Mouwatana en 2019, Amira Bouraoui a été condamnée une première fois le 29 mai, à «deux mois de prison ferme et 200 000 dinars d’amende», dans une affaire de diffamation l’opposant au président du Groupe médiatique Ennahar TV, Anis Rahmani.

Dans un communiqué publié, ce dimanche 17 juin, l’ONG Riposte Internationale (RI) a «fermement» dénoncé la condamnation de Amira Bouraoui. «Riposte Internationale dénonce avec la plus grande fermeté la condamnation à ‘’un an de prison ferme’’ prononcée à l’encontre de Madame Bouraoui Amira, médecin gynécologue de profession militante des droits humains», lit-on dans le communiqué de RI. «Cette condamnation intervient dans un contexte de harcèlement et d’arrestation toutes azimutes des militant engagées sur le terrain de la contestation depuis lé 21 Février 2019», ajoute-t-elle. Et de souligner : «un simulacre de procès où l’instrumentalisation de la justice s’inscrit dans la continuité.»

Par ailleurs, Riposte Internationale considère qu’«à travers cette condamnation, c’est l’ensemble des femmes militantes ou pas qui sont directement visées». Et que «la place du Dr Bouraoui Amira n’est pas en prison mais dans un cabinet médical au service de ses patientes et qu’elle n’a pas à renier les engagements politique et associatif qui sont les siens et surtout ne pas être condamnée sur cette base». Enfin, l’ONG rappelle «les engagements qui sont les siens à savoir la libération inconditionnelle de l’ensemble des personnes arrêtées ou condamnées pour s’être exprimées publiquement ou à travers les réseaux sociaux» et réitère «sa solidarité pleine et entière à l’ensemble des détenues d’opinion ainsi qu’à leurs familles et s’engage à tout mettre en œuvre pour leur libération».

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