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Publié le : 22 Février, 2021 - 19:40 Temps de Lecture 2 minute(s) 159 Vue(s) Commentaire(s)

Amnesty International dénonce les arrestations arbitraires et les poursuites judiciaires contre les militants et les journalistes

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À l’occasion du deuxième anniversaire du mouvement populaire, la section d’Amnesty International en Algérie a dénoncé, ce lundi, «les arrestations arbitraires et les poursuites judiciaires contre les manifestants, journalistes et militants au motif qu’ils ont manifesté pacifiquement et exprimé des opinions politiques sur les réseaux sociaux».

En effet, dans une déclaration publiée sur son site, Amnesty International Algérie fait état d’«au moins 73 personnes qui ont été la cible d’arrestations arbitraires, de poursuites et, dans certains cas, de lourdes peines de prison fondées sur des dispositions du Code pénal formulées en termes vagues : ‘’atteinte’’ à la sécurité nationale ou à l’intérêt national, ‘’outrage’’ envers des fonctionnaires et ‘’incitation’’ à un attroupement non armé». «Les lois récemment adoptées qui criminalisent la diffusion de fausses informations ou le non-respect des mesures de confinement en cette période d’urgence sanitaire ont été invoquées pour intenter des poursuites contre plusieurs militant·e·s qui avaient appelé à reprendre la contestation ou avaient critiqué la gestion de la pandémie de COVID-19 par les autorités», estime l’organisation. Et d’ajouter : «Certains militant·e·s ont vu leurs téléphones fouillés de manière intrusive, d’autres ont été licenciés par leur employeur parce qu’ils avaient été inculpés. Certains ont signalé avoir subi des actes de torture et des mauvais traitements durant leur détention».

Stratégie délibérée visant à écraser la dissidence, estime Amnesty International

Pour Amna Guellali, directrice adjoint du programme Moyen Orient et Afrique du Nord à Amnesty International , «les conclusions de l’organisation pointent vers une stratégie délibérée des autorités algériennes visant à écraser la dissidence, stratégie qui vient contredire leurs promesses en matière de respect des droits humains». «Ces actions sont celles d’un gouvernement désireux de censurer son peuple parce qu’il manifeste sans violence et exprime des opinions critiques sur les réseaux sociaux. Ces méthodes répressives n’ont pas leur place dans une société respectueuse des droits», a-t-elle déclaré.

Aussi, appelle-t-elle le gouvernement algérien à «libérer immédiatement et sans condition tous les manifestant·e·s pacifiques, militant·e·s et journalistes qui font l’objet de poursuites ou sont incarcérés pour avoir manifesté ou exprimé leurs opinions pacifiquement, et doit abandonner toutes les charges retenues contre eux». Enfin, elle exhorte les autorités algériennes à «modifier ou abroger les articles de loi qui piétinent les droits à la liberté d’expression, en ligne comme hors ligne, et de réunion pacifique».

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