IMG-LOGO
Accueil À la Lutte Après avoir été emprisonné et violemment agressé, le poète kabyle Samir Mokrani, dit Anza, cond...
Publié le : 12 Mars, 2020 - 15:48 Temps de Lecture 2 minute(s) 3008 Vue(s) Commentaire(s)

Après avoir été emprisonné et violemment agressé, le poète kabyle Samir Mokrani, dit Anza, condamné à deux ans de prison ferme

IMG

Le pouvoir ne lâche plus le poète, Samir Mokrani, connu en Kabylie sous le nom artistique d’Anza. Poète engagé, ses mots sont de fer et sa poésie rappelle à chacun et chacune ce que c’est le devoir de lutter pour la sauvegarde de tous les patrimoines, culturel, linguistique, identitaire, politique et social. Il s’appelle Anza et il s’est fait connaître grâce à son engagement et la force de ses mots.

Anza a été accusé en 2017 de «vol ou de détérioration de l’emblème national». Son affaire a débuté par cet épisode après avoir été placé sous mandat de dépôt, pendant six mois, à la prison de Tizi Ouzou. Anza a retrouvé sa liberté après avoir été acquitté par la Cour d’assise de Tizi Ouzou. Mais l’affaire vient, visiblement, de reprendre à zéro après que la justice eut décidé de l’accuser de nouveau de la même chose et dans la même affaire. Anza a été, contre toute attente, condamné la semaine dernière à «deux ans de prison ferme» pour «détérioration de l’emblème national». «Le pouvoir veut à tout prix jeter le poète Anza en prison», dénonce son avocat, Me Kader Houali, joint par l’Avant-Grade Algérie.

Me Houali explique que le pouvoir l’accuse d’avoir «volé la drapeau algérien du mur d'une administration à côté de la place publique de Larbaâ Nath Irathen, à Tizi Ouzou». Ignorant le nom de la personne qui était dernière cet acte, «le directeur de cette dernière dépose plainte contre X». «Mais seul Anza a le profil pour la police et le pouvoir ! Depuis, ils ont trouvé avec quoi lui pourrir la vie», s’indigne Me Houali.

Me Houali affirme qu’«il va faire appel sur la décision de la justice». Mais la finalité n’est pas là ! Le poète Anza n’arrête pas de subir les représailles de son engagement et de sa poésie. Il a été violemment agressé en août dernier. Ces agresseurs l’ont à plusieurs fois poignardé par des armes blanches avant de l’abandonner et l’aisser pour mort à Oued Aissa, localité de la wilaya de Tizi Ouozu.

Un rassemblement de soutien lui a été organisé, aujourd’hui, à Tizi Ouzou. «Mais cela serait-il suffisant», s’interrogent les organiseurs de cette action. Ces derniers «appellent à plus d’actions d’indignation et de solidarité avec Anza et que cessent les intimidations du pouvoir et le harcèlement de la justice contre lui».

Laissez un commentaire