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Publié le : 02 Mars, 2021 - 22:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 284 Vue(s) Commentaire(s)

À Béjaïa, les étudiants ont scandé ‘‘ni islamiste, ni militaire, Algérie libre et démocratique’’

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La répression policière contre les étudiants, mardi dernier, n’a en rien entamé la détermination de ces derniers à reprendre de nouveau le chemin de la contestation. Fidèles à leur traditionnelle marche du mardi, les étudiants étaient, en effet, des centaines à descendre dans les rues à Alger, Constantine ou encore Béjaïa. Dans cette dernière, les étudiants ont réitéré leur revendication relative à la primauté du civil au militaire, mais pas que. Fait marquant lors de la marche de Béjaïa, les étudiants ont appelé à «dégager le mouvement islamiste Rachad du mouvement populaire».

Aussi, une partie de ces derniers ont scandé «ni militaire, ni islamiste : Algérie libre et démocratique», affirmant ainsi leur attachement au projet démocratique en Algérie. À Béjaïa encore, des tenions ont été enregistrées entre les étudiants et «une poignée de fidèles du mouvement islamiste Rachad qui ont profité l’occasion pour appeler à la dislocation de l’institution militaire», témoignent des étudiants ayant pris part à ladite manifestation. «Une étudiante scandant le slogan de la Double Rupture, ni militaire ni islamiste, a même été agressée et insultée sur place par un individu qui serait de ce mouvement islamiste de Rachad», affirment-ils.

À Alger, les étudiants ont également battu le pavé, défiant ainsi le dispositif sécuritaire mis en place dès les premières heures de la matinée. En effet, la procession avait à peine entamé son parcours qu’un barrage des forces de l’ordre est venu la bloquer, mais pendant quelques minutes seulement : Les forces de l’ordre ont fini par céder sous la pression des étudiants, rejoints au niveau de la rue Larbi Ben M’hidi par plusieurs dizaines de citoyens.

Des échauffourées ont, toutefois, été signalées juste avant la fin de la marche. En cause : l’intervention musclée de la police qui a utilisé du gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Enfin, à Constantine, la marche des étudiants a été avortée par des policiers en civil qui se sont mis à pourchasser les étudiants dans les rues de la ville. Selon des témoignages publiés sur les réseaux sociaux, un enseignant à l’université Mentouri, a été interpellé.

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