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Accueil À la Lutte Bejaïa : Marche blanche pour Rahima et Manel à Feraoun
Publié le : 02 Avril, 2021 - 13:47 Temps de Lecture 2 minute(s) 471 Vue(s) Commentaire(s)

Bejaïa : Marche blanche pour Rahima et Manel à Feraoun

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Une marche blanche a réuni ce matin, à Faraoun dans la wilaya de Bejaïa, la famille, les proches et des centaines de citoyens, en hommage à Rahima et Manel, assassinées le 9 mars dernier, dans leur domicile.

L’émotion est vive ce 2 avril à Feraoun, où la famille et les proches de Rahima Ibazizine 44 ans et sa fille Manel, âgée de 5 ans, accompagnés par plusieurs centaines d’anonymes, ont arpenté les rues en une marche blanche à l’appel du Collectif citoyen du village d’Ichekaben.

La foule silencieuse, marquée par la présence des enfants, a été rejointe par une délégation du collectif libre et indépendant des femmes de Bejaia. Des affiches et un slogan percutant,appelant à rendre justice aux deux victimes, ont fait remarquer leur présence lors de cet évènement.

« Nous sommes venus aujourd’hui au village de Ichekaben, pour dénoncer l’assassinat de Rahima et Manel, l’impunité des complices de l’assassin mais aussi pour dénoncer la justification des feminicides, et le désengagement total de l’Etat avec la complicité de la justice », a déclaré un membre du Collectif féministe au micro de l’Avant-Garde Algérie.

Cette dernière a profité de l’occasion pour rappeler le combat du collectif, depuis plusieurs années, contre les violences faites aux femmes. Un sujet qui reste toujours tabou en Algérie, malgré l’augmentation du nombre de victimes chaque année. « On se bat pour un avenir sans violence, on veut des lois garanties et protégées et surtout nous revendiquons l’abrogation du code de la famille », a-t-elle affirmé.

Le 9 mars dernier, Rahima, 44 ans et sa fille âgée de 5 ans, sont retrouvées mortes dans des circonstances qui restent encore à déterminer, même si l’auteur du crime qui n’est autre que le frère de Rahima « a reconnu les faits et déclaré devant le juge d’instruction qu’il s’agissait d’un crime rituel », rapporte le collectif citoyen de Ichkaben qui, soulignons-le, s’est constitué partie civile dans le dossier.

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