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Publié le : 05 Décembre, 2019 - 19:35 Temps de Lecture 2 minute(s) 1597 Vue(s) Commentaire(s)

Rectificatif : condamné à 50 000 Da d’amende, Brahim Lalami restera en prison pour d'autres affaires en cours

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L’activiste de Bordj Bou Arreridj, Brahim Lalami a été condamné, aujourd’hui, à «50 000 Da d’amende» par le tribunal de la même ville. Mais il ne sera pas libéré ce soir. D'autres affaires l'attendent, affirme Saïd salhi, Vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Laddh). «Brahim Lalami a encore trois autres mandats de dépôt et d'autres affaires en cours d'instruction. Accablé de plusieurs(accusations), il retournera malheureusement en prison, ce soir», indique Saïd Salhi sur sa page facebook.

Dans ce dossier, Brahim est poursuivi pour «atteinte à corps constitué», après avoir publié sur les réseaux sociaux, une vidéo critiquant le premier responsable de la police au niveau de la wilaya de Bordj Bou Arréridj.

Interpellé, le 18 novembre dernier, à la fin d’un rassemblement populaire organisé par les habitants de Djaafra (localité de Bordj Bou Arreridj, ndlr) devant le siège de leur Daïra, il a été placé sous mandat de dépôt, trois jours plus tard.

L'un de ses procès, prévu initialement le 28 novembre dernier, a été reporté pour cause de dégradation de son état de santé. Selon le témoignage des ses avocats, «Brahim Lalami ne pouvait même pas se tenir debout devant le juge». Ils affirment qu’ «il a subi des actes de torture par la police pendant les trois passés en garde à vue». Afin de contester sa situation et ce qu’il a subi, Brahim Lalami a entamé une grève de la faim et ce, depuis son incarcération.

Deux avocats de la Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Lddh), en l’occurrence Me Sofiane Ikken et Me Yasser Belamri, lui ont rendu visite en prison. Ces derniers, choqués par l’ampleur des actes subis par Lalami, décrivent un homme «abattu» et «très affaibli». «Nous avons constatés la présence de traces visibles de violences sur son corps (Ecchymoses et une fracture sur son bras gauche). Brahim Lalami nous a confié qu'il a subi des atrocités horribles à Constantine et à BBA dans les locaux des services de sécurité. Il a été mis en isolement depuis le premier jour de son incarcération», témoignent-ils.

En soutien à l’activiste, un rassemblement populaire a été organisé, depuis 13h, devant le tribunal et ce, jusqu’à l’annonce du verdict vers 19h.

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