IMG-LOGO
Accueil À la Lutte À cause de sa tenue jugée ‘’indécente’’, neuf plaintes déposées par des enseignant.e.s contre l...
Publié le : 30 Octobre, 2020 - 16:10 Temps de Lecture 2 minute(s) 7615 Vue(s) Commentaire(s)

À cause de sa tenue jugée ‘’indécente’’, neuf plaintes déposées par des enseignant.e.s contre leur collègue qui a récemment enlevé son voile à Béjaïa

IMG

«Notre camarade, Sonia Mahoui, enseignante dans une école primaire à Sidi Aïch (Béjaia), subit un lynchage et un harcèlement moral dans son lieu de travail. Ces actes gravissimes interviennent après qu’elle ait décidé d’enlever complémentent son voile islamique. C’est exactement ce qu’elle a subi au centre d'examens de Sidi Aïch, par la responsable du centre et d’autres enseignant.e.s qui trouvaient inadmissible de remplacer le voile islamique avec ce qu'ils/elles appellent une tenue ‘’indécente’’!», dénonce un groupe de militant.e.s solidaires avec la jeune enseignante.

La vie de Sonia Mahoui, 27 ans, bascule depuis qu’elle a enlevé son voile. Enseignante dans l’une des écoles primaires de Sidi Aïch, elle décide de refaire son bac. «En pleins examens, la responsable du centre, soutenue par d’autres enseignant.e.s, lui a reproché sa robe mi-longue, jugée ‘’indécente’’ pour une candidate au bac et enseignante», indique le même groupe de militant.e.s. Ce n’est pas tout, précise-t-il, «un enseignant lui a fait le même reproche devant le directeur de l’établissement dans lequel elle exerce son métier d’enseignante. Sonia décide de porter plainte pour harcèlement. Mais fut sa surprise quand elle découvre, une fois au commissariat, neuf plainte déposées contre elle pour le même motif !».

«Je me réveille sur une tonne de mots vulgaires horribles et sur une plainte déposée contre moi à la police m’accusant de porter ‘’une tenue indécente’’ au centre d’examens du bac, étant candidate, tout en s’appuyant sur le fait que je travaille dans l’éducation !», dénonce Sonia Mahoui sur sa page facebook. Et de s’indigner : «je suis victime de lynchage, de campagnes de dénigrement et de diffamations au sein du clergé. Mon crime est d’avoir enlevé le voile et avoir mis une robe mi-longue lors du passage du bac. On me reproche mes photos sur facebook, mes commentaires et mes amitiés avec des ‘’athées’’.»

Ceci se passe en Kabylie, région connue pour ses différents combats démocratiques, progressistes et anti-islamiste, s’étonnent certains militants qui ont commenté l’histoire de Sonia sur les réseaux. Les personnes qui la soutiennent appellent l’ensemble des militants de la région, ainsi que les avocats défenseurs des droits humains, à se solidariser avec Sonia et lui porter soutien, notamment moral et juridique.

Laissez un commentaire