IMG-LOGO
Accueil À la Lutte Cité dans le dossier de Walid Nekkiche, Kamel Bensaad inculpé pour ‘’complot contre l’État’’
Publié le : 07 Décembre, 2020 - 20:25 Temps de Lecture 2 minute(s) 536 Vue(s) Commentaire(s)

Cité dans le dossier de Walid Nekkiche, Kamel Bensaad inculpé pour ‘’complot contre l’État’’

IMG

Originaire de Aït Messaoud dans la commune de M’kira (wilaya de Tizi Ouzou), Kamel Bensaad, âgé de 43 ans, a été arrêté le 26 novembre 2020, et placé en détention préventive par le juge d’instruction, en attendant son procès qui se tiendra le 1er février 2021, devant le tribunal criminel de Baïnem (Bab El Oued). Son nom est, en effet, cité dans l’affaire dite *«complot contre l’État» aux côtés du jeune étudiant Walid Nekkiche.

Pourtant, «Kamel Bensaad ignorait jusqu’au jour de son interpellation qu’il faisait l’objet de poursuites judiciaires», assure son frère Rédouane, aujourd’hui exilé en France, joint par l’Avant-Garde Algérie.
«C’est en répondant à une convocation de la gendarmerie nationale de Tizi Gheniff (Tizi Ouzou) que Kamel Bensaad s’est retrouvé, le 26 novembre dernier, à la prison d’El Harrach», explique notre interlocuteur. Et de préciser : «il venait de rentrer d’Illizi où il tient une supérette…après 15 mois d’absence.»

Aujourd’hui, Kamel Bensaad se retrouve poursuivi en vertu de l’article 72-aliné1 du code pénal pour «avoir entretenu, sans autorisation du gouvernement, une correspondance ou des relations avec les sujets ou les agents d’une puissance ennemie», pour «entrave à la circulation de matériel militaire ou a, par quelque moyen que ce soit, provoqué, facilité ou organisé une action violente ou concentrée, en vue de nuire à la défense nationale» , selon l’article 74 pour, ainsi que pour «atteinte à l’unité nationale et possession et distribution de tracts dans le but de porter atteinte à l’intérêt national», à l’instar de Walid Nekkiche en détention préventive depuis le 26 septembre 2019.

Et contrairement à ce qui a été rapporté, au moment des faits, par les médias du pouvoir, cet étudiant en mécanique navale à l’institut national de l’aquaculture et de la pêche (Alger), en détention préventive depuis le 26 avril 2019, «n’a aucun lien ni de près ni de loin avec le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie ( MAK)», affirme son frère, Rédouane Bensaad, ancien cadre de ce mouvement, exilé depuis plusieurs mois en France et dont le nom est également cité dans le dossier, ainsi que deux autres personnes, à savoir Rachid Anini et Lyes Messaoudi, tous les deux, militants du MAK, précise encore notre interlocuteur.

Laissez un commentaire