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Publié le : 29 Juin, 2022 - 14:45 Temps de Lecture 2 minute(s) 232 Vue(s) Commentaire(s)

Commémoration du 30ème anniversaire de l’assassinat de Mohamed Boudiaf : les autorités officielles, grand absent

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Mohamed Boudiaf n’était là que depuis cinq mois et il avait déjà tout le peuple acquis à sa cause: remettre le pays sur les rails à commencer par éliminer la mafia politico- financière. Et c'est sans doute ce qui lui a coûté la vie.

Trente ans après la mort de Mohamed Boudiad, quelques figures connues de la société civile de la wilaya de Annaba, ont commémoré la date anniversaire de l’assassinat du Président de la République, le 29 juin 1992.

Grand absent de cette commémoration, les autorités officielles, « comme pour effacer Mohamed Boudiaf de la mémoire collective », s’accordent à dire nombreux observateurs. Certains vont jusqu’à la qualifier de « signe de mépris ostensible » à l’égard de ce que représentait le patriote et l'homme d'État pour les 40 millions de citoyens qui rêvaient d’une Algérie libre.

En effet, Mohamed Boudiaf n’était là que depuis cinq mois et il avait déjà tout le peuple acquis à sa cause: remettre le pays sur les rails à commencer par éliminer la mafia politico- financière. Et c'est sans doute ce qui lui coûta la vie.

Le 29 juin 1992, alors qu’il tenait un meeting à la maison de la culture de Annaba, le président du Haut Comité de l'Etat (HCE) a été assassiné. L’auteur du crime, était l’un de ses gardes du corps, en l’occurrence Lambarek Boumaarafi, présenté comme un islamiste endurci et un sympathisant de l’ex-parti dissout du FIS (Front Islamique du Salut).

Cependant, des témoignages dont celui de Abdelhak Layada, fondateur du GIA (Groupe Islamique Armé), contredisait la thèse du tireur isolé. Ce dernier avait déclarait, il y a une dizaine d’années, que Lembarek Boumaarafi, qu’il avait côtoyé à la prison de Serkadji, lui avait avoué qu’il n'avait pas agi seul et qu’il y avait des commanditaires derrière l’assassinat de Mohamed Boudiaf, sans pour autant les citer nommément.

Son fils,Nacer Boudiaf, continue de réclamer justice, à ce jour. Lui par contre, accuse frontalement les deux généraux à la retraite, Khaled Nezzar et Mohamed Mediène dit Toufik qu'il dit « impliqués», dans l'assassinat de son père

« Larbi Belkheir, Toufik, Khaled Nezzar et Smaïn Lamari sont les quatre commanditaires de l’assassinat de Boudiaf. Le dernier (Lamari) était l’exécuteur de la mission », avait-il affirmé déjà en 2016. Et d'ajouter que le motif était le fait que « Mohamed Boudiaf voulait s'attaquer à la mafia politico-financière avec laquelle ces derniers avaient des accointances ».

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