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Publié le : 10 Août, 2020 - 19:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 581 Vue(s) Commentaire(s)

Condamnation de Khaled Drareni : arbitraire et violente pour RSF, intolérable pour le RCD

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La condamnation du journaliste Khaled Drareni, aujourd’hui par le tribunal de Sidi M’hamed, à trois années de prison ferme a suscité une avalanche de réactions parmi ses soutiens. Empreints de colère, de consternation et d’incompréhension, les messages ont fusé de toutes parts et pour cause: une décision de justice qui défie toute logique, considérant les faits; une kyrielle d’irrégularités et de vices de procédure, soulevée pourtant par ses avocats lors de son procès le 3 août dernier. «La justice algérienne vient de condamner le journaliste Khaled Drareni à une peine de trois ans de prison ferme. Cette décision soulève le cœur et l’esprit par son caractère arbitraire, absurde et violent», s’est fondu d’un tweet pour le moins acerbe, le secrétaire général de Reporters Sans Frontières (RSF), Christophe Deloire. «Il s’agit clairement d’une persécution judiciaire contre un journaliste qui est l’honneur de son pays. Une justice aux ordres vient de faire de Khaled Drareni un symbole qui va susciter une indignation et une mobilisation mondiales», a-t-il fustigé.

De son côté, le président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), Mohcine Belabbas a dénoncé l’«instrumentalisation de la justice et des magistrats», qualifiant la décision du tribunal de Sidi M’hamed d«intolérable».

«Depuis le début du confinement suite à la pandémie du COVID-19, on assiste à un durcissement de la répression politique dans l’objectif de dépolitiser tout acte, parole ou mouvement contestant le pouvoir de fait et le système en place», a-t-il déploré sur sa page Facebook. Il poursuit : «empêcher les citoyens de militer, de manifester et d’avoir une expression libre et autonome vise à faire disparaitre toute forme de contestation politique et replonger le pays dans le désenchantement politique vécu par le passé.»

Pour le président du RCD,  «la répression politique par l’instrumentalisation de la justice et des magistrats a atteint le summum de l’intolérable et de l’entendement avec la condamnation du journaliste Khaled Drareni à trois années de prison ferme pour des accusations farfelues». «Au-delà des personnes injustement emprisonnés et privés de leurs libertés, c’est les valeurs et les causes qu’ils défendent que ce pouvoir cible en priorité. Rien que pour tout cela, la révolution entamée en février 2019 doit être mené à son bout. Il y va de l’avenir de l’Algérie», prévient- il enfin.

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