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Accueil À la Lutte Constantine : Abdelkrim Zeghileche de nouveau convoqué par la police
Publié le : 17 Mai, 2020 - 20:10 Temps de Lecture 2 minute(s) 1359 Vue(s) Commentaire(s)

Constantine : Abdelkrim Zeghileche de nouveau convoqué par la police

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Cette énième tentative d’intimidation relève d’une campagne de harcèlement contre les militants, depuis plusieurs mois, à travers tous le pays.

Abdelkrim Zeghileche, fondateur de la radio-web Sarbacane et opposant politique de la wilaya de Constantine, vient à nouveau d’être convoqué par la police. Il devra se présenter au siège de la sûreté de wilaya, demain 18 mai. Ce sera la cinquième convocation du fondateur de Sarbacane en moins de deux ans. «C’est une méthode bien pratique pour le pouvoir de mettre la pression sur ceux qui ne veulent pas se soumettre», déclare Abdelkrim Zeghileche à l’Avant-Garde Algérie, joint par téléphone. Et d’assurer que «si cette énième convocation a pour but de me faire peur ou me faire taire, ils se trompent lourdement. Je continuerai à militer pour la démocratie, pour un État de droit, pour une justice sociale et pour l’indépendance de la justice».

Incarcéré à deux reprises

À quelques mois des élections d’avril 2019, soit le 31 octobre 2018, Abdelkrim Zeghileche est arrêté devant son domicile et placé en détention préventive par le tribunal correctionnel de Ziadia, pour une banale affaire de «diffamation». La plainte est déposée par un activiste du mouvement associatif de la ville, connu pour ses accointances avec les comités de soutien au président déchu, Abdelaziz Bouteflika.

Le 27 novembre 2019, il est condamné à «deux mois de prison avec sursis». Cependant il n’en sortira pas pour autant, puisqu’une autre affaire sera instruite à son encontre, pendant son incarcération, et pour laquelle les locaux de la radio seront perquisitionnés et tous son matériel saisi. Il a été poursuivi pour «diffusion radiophonique via un moyen non agréé», «outrage à fonctionnaire lors de l’accomplissement de sa mission», «ingérence sans qualité requise dans les fonctions publiques et civiles», «exercice d’une activité commerciale en dehors des chapitres du registre de commerce» et «outrage au président de la république». Il a été condamné à «six mois de prison assortie d’une amende de 100 000 Da». Mais cette affaire reste pendante puisque le procès en appel n’a toujours pas eu lieu. Il sort de prison le 18 décembre après y avoir passé 49 jours.

Le 26 décembre, alors qu’il répondait à une convocation de la gendarmerie nationale, le fondateur de Radio- Sarbacane s’est retrouvé de nouveau devant le juge instructeur, qui l’a placé sous mandat de dépôt, cette fois, pour «atteinte à l’image d’un commis de l’Etat». La plainte est déposée par le Wali de Constantine. Après 15 jours de détention, le verdict tombe. Abdelkrim Zeghileche est condamné à «une amende de 50 000 DA et 40 000 DA de dédommagement à verser au profit du plaignant».

Mais voilà, à peine sorti de prison, qu’il doit se présenter une troisième fois devant le juge instructeur pour une autre affaire liée, cette fois-ci, à ses activités de coordinateur du mouvement Mouwatana. Il est poursuivi pour «incitation à attroupement non armé», dont les faits remontent au 24 février 2019 quand le mouvement Mouwatana avait appelé à un rassemblement à travers tout le pays. Il sera acquitté.

Rappelons que Abdelkrim Zeghileche est également poursuivi pour «non soumission à un ordre administratif», et dont il ignore le sort, à ce jour.

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