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Publié le : 28 Décembre, 2021 - 10:25 Temps de Lecture 2 minute(s) 432 Vue(s) Commentaire(s)

Constantine : le journaliste d'El Watan, Nouri Nesrouche, convoqué par la DGSI, la corporation inquiète

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La presse algérienne est inquiète après l'arrestation, hier (lundi) du journaliste- correspondant du quotidien national El Watan, à Constantine, Nouri Nesrouche, par des éléments de la DGSI.

Après plusieurs heures d'interrogatoires, le journaliste a été présenté devant le procureur de la République avant d'être auditionné par le juge d'instruction qui a décidé de le libérer, en l'informant toutefois, qu'il sera à nouveau convoqué pour les besoins de l'instruction, a indiqué le Comité national pour la libération des détenus.

Selon la même source, la DGSI reproche au journaliste le contenu d'un éditorial portant sa signature, intitulé “la leçon chilienne”, publié sur les colonnes d'El Watan, le 23 décembre dernier, où il avait établi un parallèle entre le Hirak algérien “avorté” et la "réussite" de la révolution chilienne qui, rappelons-le, avaient intervenus quasiment au même moment, en 2019.

L'affaire Nesrouche n'est pas sans rappeler l'incarcération de Khaled Drareni et Rabah Kareche ; le premier pour ses couvertures du Hirak et le second pour des articles de presse publiés sur son journal Liberté ...les poursuites judiciaires dont font l'objet une dizaine d'autres journalistes, la fermeture de plusieurs chaines de télévision privées, ou encore la censure des sites électroniques d'information, L'Avant- Garde Algérie, Radio-M, Maghreb Emergeant, Interlignes...

Pour la corporation qui n'a pas cessé d'exprimer sa préoccupation, cette énième procédure s'inscrit parfaitement dans la droite ligne des directives du pouvoir en place de faire taire les journalistes dans l'exercice de leur mission d'informer.

Dans une tribune assassine postée sur sa page Facebook, le journaliste Youcef Rezzoug ne manque, d'ailleurs pas, de le faire remarquer. Sur un ton ironique, il se demande si on ne devrait pas désormais “ installer la rédaction en chef des journaux à Ben Aknoun, au centre Antar de CPO dépendant de la DGSI, et au niveau de leurs locaux régionaux, pour valider les articles écrits par les journalistes avant leur publication. Et pourquoi pas l'instauration de l'imprimatur, une commission de lecture des journaux avant impression au niveau des imprimeries, comme ce fut le cas de 1993 jusqu'à 1997 !”.

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