IMG-LOGO
Accueil À la Lutte Décés de la révolutionnaire Annie Steiner
Publié le : 22 Avril, 2021 - 09:41 Temps de Lecture 2 minute(s) 194 Vue(s) Commentaire(s)

Décés de la révolutionnaire Annie Steiner

IMG

La révolutionnaire Annie Steiner, connue pour son combat pour l’indépendance de l’Algérie avec le FLN, est décédée hier (mercredi 21 Avril), à l’âge de 93 ans, ont annoncé ses proches.

Algérienne d'origine pied noir, juriste de formation, elle s'engage dans les Centres Sociaux, membre du " réseau bombes" de Yacef Saadi. Arrêtée le 15 octobre 1956, elle est condamnée en mars 1957 par le Tribunal des Forces Armées d'Alger à cinq ans de réclusion pour aide au FLN, et incarcérée à la prison de Barberousse. Elle est libérée en 1961.

Lors de la déclaration de guerre, elle décide de s’engager dans les rangs du FLN. « Je ne militais dans aucun parti et les Algériens, sans doute, trouvaient ma décision étonnante. Ils ont peut-être fait une enquête sur moi et ils m’ont acceptée peu après, raconte-t-elle. Ils m’ont demandé : " Jusqu’où êtes-vous prête à travailler pour le FLN ?". J’ai répondu : "Je m’engage totalement." ».

En octobre 1956, elle est arrêtée à son travail et emprisonnée à la prison de Barberousse, où sont enfermés les militants du FLN avant leur procès. Là, elle rencontre ses «sœurs», des moudjahidate, qui l’accompagneront durant sa captivité. Meriem, Fadila et Safia étaient infirmières au maquis. Avec elles, Annie ressent une réelle solidarité, un lien indissociable face à la dureté et la solitude de la prison.

En mars 1957, elle est condamnée à cinq ans de prison et est emprisonnée à Maison-Carrée où elle rejoint des prisonnières de droit commun. Elle raconte, émue : « J’ai d’abord passé plusieurs jours au cachot où était enfermée une femme qui avait perdu la raison. La surveillante qu’on appelait Baqara (vache en arabe) m’a ensuite amenée dans les "cages à poules". C’était un grand dortoir avec des cellules très petites et grillagées. Devant moi, il y avait toutes les Algériennes, assises sur un banc posé contre le mur. ». En 1961, elle est libérée.

De nationalité algérienne, elle n’a plus jamais quitté son pays et restée attachée aux principes du 1er novembre jusqu’à la fin.

Laissez un commentaire