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Accueil À la Lutte Déchaînement des islamistes contre l’avocate Aouicha Bekhti
Publié le : 13 Décembre, 2020 - 13:05 Temps de Lecture 3 minute(s) 1767 Vue(s) Commentaire(s)

Déchaînement des islamistes contre l’avocate Aouicha Bekhti

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Depuis 48 heures, Aouicha Bekhti, avocate et défenseure des droits humains, est victime d’un déchaînement de haine sur la toile. Un déluge de propos violents, d’insultes et d’injures s’est abattu sur elle, particulièrement de la part de militants du mouvement islamiste Rachad et de ses relais qui sont allés jusqu’à proférer des menaces et appeler à sa «liquidation physique».

Pour cause, des propos qu’elle a tenus lors de sa participation, jeudi dernier, au débat hebdomadaire organisé par le mouvement Double Rupture portant sur les détenus d’opinion parmi lesquels Abdellah Benaoum. L’avocate a, en effet, estimé que ce dernier qui rappelons-le, «est un ancien cadre de l’Armée Islamique du Salut (AIS), ne méritait pas son soutien ni sa solidarité», car «il a encore les mains tachés du sang de ses compatriotes».

L’affaire sera bien évidemment relayée sur les réseaux sociaux par de nombreux militants qui ont exprimé leur soutien à l’avocate, entre autres, Mourad Amiri qui dénonce le fait de publier la photo de Aouicha Bakhti sur la toile rappelle les années de braise où «on affichait dans les mosquées les noms de personnes à liquider». Connu pour ses opinions tranchées sur les intégristes, le militant dira que «les pratiques et les réflexes des islamistes sont toujours les mêmes», mais qu’«ils ne resteront pas impunis».

Le mouvement Double Rupture a également réagi au déchaînement de haine qu’a connu l’avocate et apporte son«total soutien à Me Aouicha Bekhti, lynchée sur la toile par les islamistes qui appellent publiquement à sa liquidation physique». «Notre avocate, connue pour son dévouement pour les valeurs universelles, son combat pour la libération des détenus d’opinion et les luttes démocratiques et progressistes, s'est attirée la foudre des islamistes, ces Daeshistes qui forment la mouvance terroriste dont Rachad et ses activistes incrustés dans le mouvement populaire, dit Hirak», dénonce le mouvement dans un communiqué rendu public hier soir (12 décembre 2020, ndlr). De fait, il considère que «ces comportements prouvent encore une fois que si les islamistes ont modifié leur stratégie pour leurrer une énième fois les algériens, ils n’ont aucunement dévié de leur objectif initial. Leur soif de sang et de pouvoir est toujours d’actualité, notamment depuis l’avènement du mouvement populaire».

Pour sa part, l’avocate, elle, reste imperturbable et fidèle à son postulat, malgré le tombereau d’insultes qu’elle subit depuis plus de 48 heures. «Vous ne me faites pas peur !», lance t-elle sur sa page Facebook. «J’ai juré, j’ai fais le serment à mes camarades, à mes compatriotes, aux femmes et aux filles enlevées, violées, passées aux couteaux des criminels des GIA, AIS et FiDA, que tant que je vivrais sur cette terre qu’ils ont arrosée de leur sang, Serment aux Femmes humiliées et souillées par les mains crasseuses des criminels de l'ex-FIS que je ne trahirai pas la mémoire de mes sœurs et mes frères que nous avons accompagnés en chantant nos promesses de perpétuer vos mémoires pour que plus jamais les monstres ne recommenceront», ajoute-t- elle. Et de promettre de «combattre aussi ceux qui voudront les blanchir».

En effet, depuis l’avènement du mouvement populaire, on assiste à une vaste offensive des milieux islamistes à leur tête, le mouvement Rachad, portés par la chaîne Al Awrass (ex-Al Magharibia), et ce, dans une tentative désespérée de se refaire une virginité et réhabiliter par la même occasion d’anciens cadres du parti dissout (l’ex- FIS) et de l’une de ses branches armées à savoir l’AIS dont Abdallah Benaoum qu’«on essaye aujourd’hui de présenter comme une icône de la démocratie, est un criminel de l’AIS fut membre», tranche l’avocate. «Il aurait dû être en prison pour tous les crimes qu'il a commis», ajoute-t-elle. Et comme pour réaffirmer son engagement à perpétuer le devoir de mémoire, Aouicha Bekhti conclut sa diatribe en citant quelques noms de personnalités mais aussi d’anonymes, assassinés par les terroristes durant la décennie noire dont «Amel et Houria Zennoune, Mohamed et Rabea Sellami, Salah Chouaki, Lounes Djabella, Abdelkader Alloula…. ».*

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