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Publié le : 21 Novembre, 2020 - 11:25 Temps de Lecture 2 minute(s) 373 Vue(s) Commentaire(s)

Depuis sa cellule, le lanceur d’alerte Noureddine Tounsi craint pour la sécurité de ses enfants

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Observant une grève de la faim depuis dimanche dernier, Noureddine Tounsi, interpelé le 23 Septembre 2020, près de son quartier d’El Hamri à Oran, en présence de ses enfants en bas âges, craint pour la sécurité de ces derniers, qu’il dit «être en danger».

Pour rappel, au courant 2019, l’un de ses enfants a échappé de justesse à un accident prémédité, lorsqu’une voiture, roulant à vive allure a faillit l’écraser avant que le chauffard ne prenne la fuite. À l’époque, Noureddine Tounsi disait connaître l’identité des commanditaires, qui essayaient de l’intimider. Selon son épouse, qui lui a rendue visite ce matin, l’état de santé du lanceur d’alerte se dégrade de jour en jour. «Il est affaibli, déprimé et désorienté. Il a perdu confiance en la justice Algérienne. Et Il n’a reçu aucune visite de médecins ni du magistrat alors que son état physique se dégrade», a-t-elle indiquée. De son côté, la *«Plateforme de Protection des Lanceurs d'Alerte en Afrique», PPLAAF suit le dossier de très près, elle procède à tous les recours possibles et nécessaires pour que Noureddine Tounsi soit libéré en attendant son procès.

Le groupe de travail sur la détention arbitraire auprès de l’ONU vient d’être saisi, afin d’appuyer la mise en liberté du lanceur d’alerte. De son côté, l’avocat de Noureddine Tounsi, Me Abdellatif Alem, explique qu’il attend encore la fixation de la date d’instruction du dossier, et l’expertise du téléphone du détenu. «Nous risquons nos vies et la tranquillité de nos familles pour alerter sur les malversations et les trafics. Mais au lieu de bénéficier d’une protection, nous sommes persécutés, parfois menacés de mort, sans que les autorités réagissent», a dénoncé le lanceur d'alerte Noureddine Tounsi au cours d’un sit-in de protestation organisé par quelques lanceurs d’alerte en 2019 à proximité du palais de justice d’Oran.

Avant son interpellation, le 23 Septembre dernier sous les yeux de ses enfants - et placé sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur - Noureddine Tounsi dénonçait le refus du parquet général d’Oran d’enregistrer une plainte contre les dérives de magistrats qu’il avait déposée à travers la plateforme numérique du ministère de la Justice.

Cependant, il lui a été reproché ses liens avec la Plateforme de protection des lanceurs d'alerte en Afrique (PPLAAF), manifestement qualifiée de «partie étrangère», ainsi que ses interventions virulentes sur les réseaux sociaux dénonçant le fonctionnement de la justice et le comportement suspect de certains magistrats.

Noureddine Tounsi, ancien employé du port d’Oran et lanceur d’alerte s’est engagé dans la lutte contre la corruption. Dans son réquisitoire introductif, le procureur de la République entend poursuivre le lanceur d’alerte pour «intelligence avec l’étranger, divulgation de secrets professionnels et outrages et violences à fonctionnaires et institutions de l’État».

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