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Publié le : 07 Février, 2022 - 14:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 375 Vue(s) Commentaire(s)

Détenus d'opinion en grève de la faim : l'Observatoire Euro- Méditerranéen dénonce les ''mesures arbitraires''

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L'Observatoire Euro- Méditerranéen des droits humains a réagit ce lundi, au traitement affligé par les autorités algériennes aux dizaines de détenus d'opinion en grève de la faim, depuis le 28 janvier dernier, dans les prisons du pays.

“Les autorités algériennes ont pratiqué des mesures arbitraires contre des dizaines de prisonniers d'opinion en grève, protestant contre la prolongation de leur détention sans justifications légales et les intentions de les juger pour des charges liées au terrorisme et autres”, affirme l'ONG suisse dans un communiqué publié ce lundi 7 février. Aussi, cette dernière exprime sa “profonde préoccupation” quant à la santé des détenus et redoute que celle-ci ne se détériore “si les autorités continuent de refuser de négocier avec eux”.

Mauvais traitement affligé aux détenus

Le 28 janvier, plus d'une quarantaine de détenus d'opinion à la prison El Harrach (Alger), ont entamé une grève de la faim, pour dénoncer leur “détention arbitraire” et les “fausses accusations” dont ils font l'objet.

Deux jours plus tard, le parquet d'Alger dément l'information rapportée par le Collectif de défense, et ce, au même moment où l'administration pénitentiaire décide de transférer une vingtaine d'entre- eux, vers les deux prisons de Berouaguia (Médéa) et Bouira.

Tout en dénonçant la décision des autorités pénitentiaires, des proches de détenus ont affirmé que ces derniers “ont été battus par des gardiens de prisons ”. Information confirmée par l'Observatoire, qui affirme que “des proches des détenus ont déclaré à Euro- Med Monitor que certains des grévistes ont été battus, que des signes évidents de fatigue sont apparus sur eux, et qu'ils ont subi une perte de poids importante”.

A cet effet, l'ONG appelle le ministère de la Justice et l’administration pénitentiaire à “respecter l’exercice par les détenus de leur droit légitime de protester contre leurs conditions de détention” et à “ne pas les punir en les agressant physiquement, en les déportant dans des centres pénitentiaires et en les isolant à l’isolement”.

L'ONG appelle enfin, le gouvernement algérien à "libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues en lien avec la liberté d’opinion, d’expression et de réunion pacifique”, et “mettre fin à sa politique de détention arbitraire visant à réduire au silence et à intimider les militants de l’opposition”.

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