IMG-LOGO
Accueil À la Lutte Ali Yahia Abdenour n'est plus
Publié le : 25 Avril, 2021 - 10:20 Temps de Lecture 2 minute(s) 733 Vue(s) Commentaire(s)

Ali Yahia Abdenour n'est plus

IMG

L’avocat et militant des droits humains, Me Ali Yahia Abdenour est décédé tôt dans la matinée de ce dimanche 25 Avril, à l’âge de 100 ans, a annoncé sa famille.

Né le 18 janvier 1921 dans le village Lemkherda, ancien hameau de Taqa dans la commune d'Aït Yahia (Tizi Ouzou), Ali Yahia Abdenour a fait son primaire à Tizi Ouzou et finit ses études secondaires à Médéa. Il devient instituteur, affecté durant quatre années à Khemis-Miliana, ville natale du futur commandant de Wilaya IV Si M'hammed BOUGARA qu'il rencontra plus tard dans la clandestinité.

En 1943, il est mobilisé par les Alliés qui ont repris l'Algérie au régime de Vichy. Il est décoré l’année suivante.

En 1945, il adhère au Parti du peuple algérien-Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques à l'époque de l'Algérie française et il quitte le parti du PPA-MTLD lors de la crise berbériste en 1949.

En 1955, il rejoint le FLN. En 1956, il est arrêté puis assigné à résidence de 1957 à 1960. Libéré en 1961, Ali Yahia Abdennour devient secrétaire général de l'UGTA. Après l'indépendance, il est député FLN de la Wilaya de Tizi Ouzou à l'assemblée nationale constituante, il rejoint la rébellion de Hocine Aït Ahmed en 1963 et il se rallie après à la position de Ahmed Ben Bella.

Après la création de la LADH (Ligue algérienne des droits de l'homme) par le pouvoir algérien en 1987 et présidée par l'avocat Miloud Brahimi, Ali Yahia est président d'honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), dont il est l'un des membres fondateurs avec Saïd Saadi et Arezki Ait Larbi.

Le 8 octobre 2017, il appelle, conjointement avec Ahmed Taleb Ibrahimi et Rachid Benyelles, à déclarer l'état d'incapacité du président Bouteflika, victime d'un AVC.

Ali Yahia Abdenour et son engagement dans le Hirrak

Le 18 mai 2019, il appelle, conjointement avec Ahmed Taleb Ibrahimi et Rachid Benyelles, à reporter l'élection présidentielle algérienne de 2019, et à lancer un dialogue entre l'armée et les représentants des manifestants pour mettre en place une transition politique.

Le 15 octobre, Abdennour et plusieurs autres personnalités, dont l'ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour, l'ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb Ibrahimi, l'ancien ministre de la Culture Abdelaziz Rahabi et l'ancien ministre de l'Éducation Ali Benmohamed, de même que l'avocat Abdelghani Badi, et les universitaires Nacer Djabi et Louisa Ait Hamadouche, appellent à «une nouvelle lecture de la réalité», avec des mesures d'apaisement, d'ouverture démocratique, au départ des dignitaires du régime, ainsi qu'à la tenue de la présidentielle après un dialogue.

Laissez un commentaire

S'abonner à notre Bulletin d'Informations

Chaque week-end, recevez le meilleur de l'actualité et une sélection d'événements en vous inscrivant à notre bulletin d'informations.