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Publié le : 29 Septembre, 2022 - 10:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 162 Vue(s) Commentaire(s)

El Watan : la crise s’envenime entre travailleurs et direction

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C’est une crise qui va crescendo. Hier, la direction d’El Watan a annoncé aux travailleurs que leur grève était « illégale » et leur a « intimé l’ordre de quitter le journal ».

Selon un communiqué du syndicat de l’entreprise, mercredi 28 septembre, « à l’issue de leur assemblée générale qui s’est déroulée, dans les locaux du journal, comme le prévoit la loi, les travailleurs grévistes, qui tenaient un sit-in symbolique afin de dénoncer le non-paiement de leurs salaires depuis mars 2022, ont vite vu arriver vers eux un P-DG en colère et menaçant. ‘’Votre grève est déclarée illégale par l’Inspection du Travail de la wilaya d’Alger’’, a-t-il lancé face aux grévistes avant de s’emporter : ‘’Foutez-le camp d’ici !’’ ».

« Le PDG, qui s’est ainsi autorisé une énième sortie de piste, récidive en recourant aux menaces, intimidations voire même à une tentative d’agression physique sur un journaliste. Pire, il s’est même permis de brandir la menace de faire appel aux agents de police pour évacuer les lieux », poursuit le syndicat.

Selon ce dernier, « la direction du journal affiche, encore une fois, tout le déni et le mépris dont elle est capable alors que la crise que traverse l’entreprise exige un sens élevé de responsabilité et du respect à l’égard des travailleurs qui attendent leurs salaires depuis le mois de mars 2022 ».

Rappelant que les travailleurs sont toujours en grève, le syndicat précise que le journal édité depuis le 17 septembre est « confectionné en dehors du cadre légal. »

Pour rappel, les travailleurs d’El Watan ont entamé, le 12 juillet dernier, une grève pour réclamer leurs salaires impayés depuis plus de sept mois. En cause, des difficultés financières auxquelles fait face le journal depuis plusieurs mois : ses comptes gelés en raison d’un découvert bancaire de 70 millions dinars, ajouté à cela, un redressement fiscal à hauteur de 150 millions de dinars, après une tentative de rééchelonnement de sa dette qui, elle, est estimée à 26 millions de dinars.

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