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Accueil À la Lutte Fethi Ghares répond à Gaïd Salah
Publié le : 27 Août, 2019 - 01:00 Temps de Lecture 4 minute(s) 1001 Vue(s) Commentaire(s)

Fethi Ghares répond à Gaïd Salah

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«Nous ne pouvons construire l’Algérie avec ce pouvoir mais avec son départ», déclare Fethi Ghares, le coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), dans une vidéo publiée ce soir, lundi 26 août, dans sa page facebook officielle.

Dans sa déclaration prononcée aujourd’hui lors de sa visite de la 2ème région militaire à Oran, le dictateur militaire Gaïd Salah poursuit sa langue de bois. Il a, sans aucune surprise, salué son instance nationale de la médiation et du dialogue, conduite par Karim Younes, et a tiré à boulets rouges sur les porteurs du projet de la transition démocratique, à savoir les partis de l’alternative démocratique dont le MDS et beaucoup d’autres de la mouvance démocratique et progressiste. «Je tiens à saluer les efforts patriotiques et sincères consentis par l’Instance nationale de la médiation et du dialogue, et je valorise les résultats encourageants réalisés en si peu de temps», soutient Gaïd Salah.

Il dirige le pays avec une main de fer et veut absolument conduire le pouvoir malgré la révolution du peuple. Son discours, le même que celui de ses prédécesseurs, est construit de menaces, d’accusations de traîtrise et de diabolisation de tous ceux et celles qui lui tiennent tête ou qui soutiennent la révolution du peuple et ses revendications. Gaïd Salah, ce dictateur qui a soutenu tous les mandats de Bouteflika et était serviteur de son frère Saïd, tente d’imposer une élection présidentielle afin de reconduire le système.

Pour lui, il n’est plus question de permettre aux algérien.ne.s de discuter de l’Algérie de demain. Il ne porte aucune estime pour la volonté du peuple ni pour sa révolution. Son projet est clair. Mais pour le crédibiliser, une instance autoinstallée et autoproclamée, conduite par les suppôts du FLN, du RND et du système de Bouteflika, tente de conduire les algérien.ne.s sur la voix de ce dictateur assoiffé de pouvoir.

Hormis celle de l’Alternative démocratique, les autres initiatives comptent, à quelques exceptions, le reste du pouvoir, les islamistes ayant participé à l’assassinat des algérien.ne.s et des populistes qui n’ont de démocratique que le nom. Certains d’entre eux nient même l’existence des détenus politiques et d’opinons ou justifient l’emprisonnement de ces derniers. Toutes ces dernières vont dans le sens de la volonté de Gaïd Salah, nuancent on appellent sans se cacher à une élection présidentielle avec le même gouvernement, les mêmes mécanismes, les mêmes lois, la même constitution, les mêmes pratiques et la même vision de l’Etat, comme si le peuple voulait simplement le changement du président.

Le MDS, comme pour l’Alternative démocratique qui regroupe le rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), le Front des forces socialistes (FFS), le Parti des travailleurs (PT), le Parti socialiste des travailleurs (PST), l’Union pour le changement démocratique (UCD) de Zoubida Assoul, le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) de Mustapha Hadni et la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (Lddh) de Me Noreddine Benissad, refuse toute négociation avec le système, appelle à une transition démocratique, à la mise ne place d’un processus constituant et exige le départ de tout le système ainsi que les personnes qui le symbolisent, comme le revendique quotidiennement le peuple depuis six mois. «Ce pouvoir détruit tout ce qu’il touche. La raison pour laquelle, tout ce qui se fait sous son égide subira le même sort. Sa solution ou ses solutions notamment les discussions qui se font en ce moment, connaitront toutes le même échec car elles ont toutes pour but de contourner la volonté et les revendications légitimes du peuple», dénonce Fethi Ghares. Et d’ajouter : «non aux négociations qui se font sur le dos de la révolution et du peuple. Le peuple le réaffirme quotidiennement. Pour aller aux négociations, il faut qu’ils partent tous et qu’ils soient tous jugés. La transition sera une période durant laquelle, il y aura rupture avec le système, ses symboles et ses politiques. Il faut passer à une justice transitionnelle pour aller vers une nouvelle Algérie et non une Algérie qui fonctionnera avec les anciens mécanismes».

Le MDS ne cesse de le répéter depuis plusieurs mois : «tout ce qui se fait afin de contourner la révolution du peuple est considéré comme de la contre révolution.»

Pour rappel, les partis de l’alternative démocratique préparent, malgré les attaques et les menaces de Gaïd Salah, une rencontre décisive pour ce samedi, 31 août prochain. Durant cette journée, qualifiée déjà d’historique, une convention nationale sera signée entre eux et les personnalités politiques et la société civile qui adhérent à la vision de l’alternative démocratique. Les revendications de cette dernière sont connues : «la libération des détenus politiques et d'opinions, l’ouverture des champs médiatique et politique, l’arrêt immédiat du dispositif répressif et de l’instrumentalisation de la justice et le départ de tous les symboles du régime». «Cette convention nationale répondra aux aspirations du peuple et concrétisera les revendications légitimes du soulèvement du 22 février», ont-il précisé précédemment.

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