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Publié le : 26 Février, 2021 - 16:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 334 Vue(s) Commentaire(s)

Grandiose mobilisation du mouvement populaire et plusieurs interpellations signalées à travers le pays

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On le croyait mort, mais il est toujours là ! Toujours aussi déterminé que lorsqu’il a dû suspendre les marches du vendredi en raison de la pandémie du coronavirus, le mouvement populaire (Hirak) a repris le combat pour le changement du système.

En effet, ils étaient plusieurs milliers d’algériens, à travers tout le pays, à marcher, ce vendredi 26 février. Leurs revendications n’ont souffert d’aucune ride : «Un État civil, non militaire et le départ du système». Ils luttent aussi- et c’est le plus important à leur yeux- pour «une justice indépendante».

À Alger, théâtre de manifestations massives et parfois houleuses, l’acte a été lancé dans plusieurs quartiers populaires et grandes avenues de la capitale. Confrontés, encore une fois, à un dispositif sécuritaire massif et ferme, les manifestants ont su tenir bon et garder le caractère pacifique de leur action. Cela n’empêchera pas, aux dires des témoins, que plusieurs d’entre eux soient interpellés.

À Oran, le président du bureau de la ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Kaddour Chouicha, a également été arrêté par les services de l’ordre. Ces derniers s’étaient postés au niveau des principales grandes avenues de la ville, dans une tentative désespérée de faire avorter la marche. Mais rien n’y fait ! Plusieurs centaines de personnes ont battu le pavé malgré la répression policière.

À Béjaïa, des centaines de personnes ont également repris la traditionnelle marche du vendredi, brandissant pancartes et banderoles, proclamant «Dawla Madaniya, machi Askariya (État civil, non militaire)». Plusieurs arrestations ont toutefois été signalés par des militants sur les réseaux sociaux, celle entre autres, de Toufik Hammour, militant du Parti socialiste des travailleurs (PST), qu’on assimilera à de la «provocation», mais «la marche aura quand même lieu», a-t- on soutenu.

Même scénario à Tlemcen où une vingtaine de manifestants a été interpellée par les forces de l’ordre, lors de la marche de ce vendredi. À Meghnia, une douzaine d’arrestations a été été signalée. Alors que dans la ville de Annaba, une vingtaine de personnes dont des femmes, a été embarquée par la police à l’avenue Cours de la révolution, alerte le journaliste Mustapha Bendjama.

Dans la ville de Bouira où la marche a embrayé dès les premières heures de la matinée, une cinquantaine de personnes a été interpellée, rapporte Mohamed Redha Laidi, militant du parti du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie. Pour autant, la mobilisation n’a pas flanché comme c’est le cas aussi à Tizi Ouzou, Constantine, Skikda, Bordj Bou Arreridj, M’sila, Mascara, Sidi Belabbas, où plusieurs centaines de manifestants, brandissant, côte à côte, l’emblème national et Amazigh, sont descendus dans la rue malgré les cordons policiers mis en place pour les empêcher de marcher.

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