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Accueil À la Lutte Grève à El Watan : les travailleurs dénoncent des actes d'''intimidation'' et de ''pression''
Publié le : 19 Septembre, 2022 - 10:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 199 Vue(s) Commentaire(s)

Grève à El Watan : les travailleurs dénoncent des actes d'''intimidation'' et de ''pression''

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C’est un « coup de force » qui a eu lieu vendredi 16 septembre, à El Watan. Alors que les travailleurs avaient repris la grève illimitée, la direction a décidé de faire appel à des actionnaires à la retraire et faire paraitre le journal.

Mais la situation semble s'aggraver davantage, si l’on croit le bureau syndical d’El Watan qui fait état d’actes « d’intimidation » et de « pression » exercées par la direction sur le personnel.

« Le bureau syndical de la SPA El Watan dénonce les actes d’intimidation et les pressions exercés par la Direction sur des collaborateurs, dont un chef de rubrique, les menaçant de mettre fin à leur contrat de travail les liant à l’entreprise. Des collaborateurs auxquels l’employeur dénie le droit de réclamer leurs salaires non perçus depuis le mois de février 2022, en leur intimant l’ordre de rejoindre leurs postes de travail sous peine de rompre la relation de travail », indique-t-on dans un communiqué rendu public hier.

Les travailleurs d’El Watan ont entamé le 12 juillet dernier, une grève pour dénoncer le non- paiement de leurs salaires depuis sept mois.

Le 16 août, la grève est suspendue pendant une durée de trente jours, « dans le but de laisser du temps à l’employeur pour trouver une issue à la crise », avant de reprendre vendredi 16 septembre. « La quasi-totalité des travailleurs a pris part à ce mouvement de grève qui n’a pas été respecté par l’employeur qui a procédé à la confection du journal par le remplacement des grévistes », indique-t-on encore.

Pour rappel, la crise a éclaté lorsque les travailleurs ont céssé d'être payés depuis le mois de mars et ce, en raison des difficultés financières auxquelles fait face le journal depuis plusieurs mois : ses comptes gelés en raison d’un découvert bancaire de 70 millions dinars, ajouté à cela, un redressement fiscal à hauteur de 150 millions de dinars, après une tentative de rééchelonnement de sa dette qui, elle, est estimée à 26 millions de dinars.

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