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Publié le : 30 Septembre, 2020 - 15:00 Temps de Lecture 2 minute(s) 984 Vue(s) Commentaire(s)

Grève nationale des avocats : des juridictions paralysées à 100%

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Lancé ce mercredi 30 septembre, le débrayage des robes noires a été très largement suivi. Ainsi, la majorité des 18 barreaux d’Algérie ont embrayé sur le mot d’ordre de l’union nationale des ordres des avocats (UNOA). Cette dernière a appelé à une grève nationale de deux jours, pour dénoncer «les atteintes aux droits de défense» et réclamer une «justice indépendante».

Dans les cours et les tribunaux, des milliers d’affaires ont été renvoyées, tant au civil qu’au pénal. C’est le cas dans la wilaya de Mila, où la grève a été suivie à 100%, au niveau de la cour de justice et ses trois tribunaux, selon le bâtonnier Sofiane Lebssir. Même constat à Alger, Béjaïa, Tizi Ouzou, Oran où la quasi-totalité des juridictions a été paralysée.

L’union nationale des ordres des avocats a appelé, le 28 septembre dernier, à un débrayage de 48 heures, les 30 septembre et 1 octobre. Cette action fait suite à un communiqué du conseil de l’ordre des avocats d’Alger faisant état du «comportement imprudent et dangereux» du président de la chambre criminelle de la cour d’Alger, le 24 septembre dernier, envers le bâtonnier Abdelmadjid Sellini, lors du procès du PDG de la SOVAC, Mourad Oulmi.

Pour rappel, le bâtonnier a été victime d’un malaise lors d’une violente altercation verbale avec le président de la chambre criminelle de la cour, qui venait de rejeter une demande de report de l’audition du défendeur Mourad Oulmi.

Selon l’UNOA, «le président de la chambre criminelle aurait pu éviter cette dérive, en ordonnant une levée de séance en application de l’article 25 de la loi réglementant l’exercice des avocats». «Le droit de défense est sacré et de fait inviolable. Quelques soient les circonstances ou les charges retenues contre lui, l’accusé a le droit de bénéficier d’un jugement équitable tel qu’il est stipulé par les chartes internationales signées par l’Algérie», rappelle cette dernière, tout en annonçant le boycott, pendant une semaine soit du 28 septembre au 4 octobre, de toutes les audiences au niveau des juridictions relevant du barreau d’Alger.

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